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11 Novembre – Paul Dowswell

Grâce au challenge Première Guerre mondiale de Blandine, je me suis intéressais à des romans que je n’aurais probablement pas lus sans cela. 11 Novembre de Paul Dowswell, publié aux éditions Naïve Livres en 2014, fait parti de ces livres. Et c’est justement pour me pousser à découvrir de nouvelles lectures et à mieux connaitre cette période charnière de notre histoire que je me suis inscrite au challenge (et aussi parce que c’est Blandine et qu’elle a toujours d’excellents conseils de lectures à partager).

Couverture 11 novembre

Je suis tombé sur le roman par hasard à la bibliothèque et j’ai tout de suite pensé au challenge. Les premières lignes m’ont donné envie de le lire, j’ai trouvé cette approche, au regard subjectif, intéressante. Et je n’ai pas été déçue.

En effet, le récit que nous ligne Paul Dowswell des dernières heures de la Grande Guerre est vraiment très intéressant. On suit simultanément 3 personnages, tous trois de très jeunes soldats de 16/17 ans : Alex Meyer, un jeune soldat allemand tout juste enrôlé, William Franklin, un jeune soldat britannique qui a suivi son grand frère au front, et Eddie Hertz un jeune pilote de l’armée américaine d’origine allemande.

Chaque chapitre se concentre sur l’un de personnage et nous donne sa vision des heures qu’il est en train de vivre. Sur un même front, mais pas forcement dans le même camp. Ils ont le même âge, des rêves similaires et la même peur au ventre.

La guerre sera bientôt finie. Mais durant cette dernière matinée de guerre, beaucoup de soldats vont encore mourir.

Le récit est très bien mené, on sent la pression et l’angoisse des soldats, on enchaîne les pages, pourvu qu’ils ne meurent pas. Pas maintenant ! Et pourtant cette lecture m’a obligé à faire des pauses. J’en ai versé des larmes. Même une fois le livre refermé. Je suis particulièrement sensible quand il s’agit de guerre, et parfois je trouvais ça trop triste, trop dur à lire. Franchement, je ne sais pas si je donnerais ce livre à lire à de jeunes lecteurs, à moins que ce ne soit dans le cadre d’un cours d’histoire. C’est le genre de récits qui vous sapent le moral. En revanche, cela peut être un excellent complément de cours sur le sujet, une façon de donner un visage plus humain et sensible aux leçons d’histoire.

Un beau roman, donc, mais que je ne conseillerais qu’à ceux qui s’intéressent à la période, parce que juste pour prendre plaisir à lire je préfère des lectures plus légères.

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Mon père est parti à la guerre

C’est un petit roman jeunesse qui raconte la vie de Alfi, un enfant londonien, pendant la première guerre mondiale. Tout le monde pense que la guerre sera finie avant Noël. Alfi vient d’avoir 5 ans.

Les Noëls passent et la guerre ne fini toujours pas. Alfi a 9 ans, sa mère cumule les boulots pour arriver à s’en sortir. Lui-même décide de sécher l’école pour travailler comme cireur de chaussres à la gare pour aider sa mère.

Les nouvelles de son père se font de plus en plus rares jusqu’à ce qu’il n’en donne plus du tout. Alfi veut savoir, mais sa mère s’obstine à lui dire qu’il est en mission secrète. Alfi sent qu’elle ment et est bien décidé à découvrir la vérité, aussi terrible soit-elle.

Le roman n’est pas très long (246 pages) pourtant il m’aura fallu plus de 3 semaines pour en venir à bout. En vérité je me suis ennuyée. Je l’ai trouvé très intéressant parce qu’il montre très bien ce qu’était le quotidien des civiles pendant la guerre et plus largement au début du XX siècle, mais justement il y a beaucoup de descriptions, des détails qui peuvent étonner un enfants mais qui moi ne m’apportent pas grand chose. Je pense par exemple à une scène assez longue ou on suit Alfi au toilette. Cela peut être amusant pour un enfant de découvrir que les toilette à l’époque étaient dehors, mais moi je me serait bien passé de la scène.

En dehors de cet aspect un peu trop descriptif à mon goût (et aussi assez répétitif) j’ai trouvé les personnages attachant et réalistes. Il y a de nombreux personnages secondaires qui rendent le récit vivant.

J’ai souris, j’ai eu les larmes aux yeux et j’i même grimacé mais j’avais hâte d’en venir à bout. C’est un livre que je conseillerais plus comme support de cours que comme lecture plaisir. Un livre qui pourrait être très intéressant pour ceux qui font l’école à la maison.

Une lecture que je partage avec Blandine  dans le cadre du challenge Première Guerre mondiale.

lire la chronique de Blandine

sur le site de l’éditeur

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Outlander T1 : Le Chardon et le Tartan (Audible)

Couverture de Le Chardon et le Tartan (Outlander 1)

C’est une première pour moi. Si j’aime beaucoup les album-cd pour enfants, j’avoue ne jamais m’être posé la question du livre audio. Pour moi c’était un outil pour aveugles et je n’ai à aucun moment envisagé d’écouter un livre plutôt que de le lire. Puis un jour j’ai été contacté par Audible qui m’a proposé de tester leur appli avec un titre fantastique : le premier tome de Outlander, Le Chardon et le Tartan. Le pitch du livre avait l’air tentant et je me suis dit que c’était l’occasion de tester les audiolivres. A ma grande surprise j’ai adoré le principe, même s’il m’a fallu un petit moment d’adaptation. Mais commeçons par le commencement : le livre.

Outlander

Série en plusieurs tomes, écrite par Diana GabaldonLe Chardon et Le Tartan en est le premier volet et date de 1991.

C’est la fin de la deuxième Guerre Mondiale, Claire et son mari, Franck Randall, sont en Ecosse pour un repos bien mérité. Franck profite de ses vacances pour remonter son arbre généalogique, car de lointains parents avaient habité dans la région. Claire, pour chasser l’ennui, se prends de passion pour la botanique. Alors qu’elle visite un menhir, l’impossible se produit. Elle se retrouve projetée 200 ans en arrière. La voici perdue dans les Highlands du XVIII siècle. Faite prisonnière par des écossais qui la sauvent des griffes d’un officier anglais qui n’est autre que l’ancêtre de son mari, elle se retrouve mêlé à des conflits d’un autre temps. Comment rentrer chez elle ? Comment retrouver Franck ? Que lui réserve cette étrange destin ?

Bon, le bouquin fait plus de 800 pages, ce qui fait plus de 26 heures d’écoute ! Autant dire que c’est beaucoup !

D’ailleurs je trouve qu’il y a quelques longueurs. La première partie en 1945 est assez ennuyeuse et je me demandais quand l’auteur se déciderait à vraiment commencer son histoire. Une fois le voyage dans le temps accompli les choses deviennent plus intéressantes. Mais là encore, il y a quelques longueurs. De longs chapitres sur le quotidiens dans les Highlands dont je me serait bien passée. Si cela permets de biens ressentir l’ambiance, c’est pas d’un très grand intérêt surtout quand il y en a plusieurs.

Mais au delà de ses longueurs j’ai trouvé ce premier tome pas mal. L’histoire est intrigante et les personnages sont attachants. J’aime beaucoup Claire, qui est une jeune femme moderne et indépendante et qui doit ruser pour arriver à s’en sortir dans un monde où la femme n’a pas vraiment droit à la parole. Elle fait preuve de courage, de ténacité et ne se laisse pas facilement abattre malgré la situation qui a de quoi faire franchement paniquer.

Son mari Franck nous parait comme quelqu’un de plutôt ennuyeux. Tandis que le XVIII siècle offre des personnages plus pittoresque et intéressant. Il y a cependant peu de surprises, ce que l’on redoute arrive. Difficile de vous dire pourquoi je pense cela sans dévoiler l’intrigue mais disons que je n’ai jamais été étonnées par les différents rebondissements de l’histoire. Malgré tout j’ai envie de savoir comment les personnages vos se sortir de leur difficultés (et elle ne manquent pas tout au long de l’histoire ! à peine ont-ils posé leur barda quelques part qu’une nouvelle mésaventure leur tombe dessus).

Autre reproche que je ferait à ce premier tome, outre les longueurs, c’est qu’il nous propose un personnage féminin fort mais elle se fait toujours sauvé (in extremis de préférence) par le beau gosse de l’histoire. Une fois, deux fois… bon de temps en temps on aimerait qu’elle s’en sorte autrement que pas son intervention. Même si elle lui rend la pareille, ça fait un peu trop prince charmant sur son beau destrier, j’ai trouvé ça dommage. C’est trop attendu et un peu caricatural du genre, mais bon… Elle a aussi l’occasion de prouver son courage elle aussi.

Une belle aventure, donc, mais sans surprise, avec quelques longueurs mais qui, malgré tout me laisse avec l’envie de savoir ce qui attends Claire dans les prochaines aventures.

Audible et les audiolivres

Comme je l’ai dis plus haut, c’était ma premier expérience. Je n’avais jamais écouté d’audiolivre avant et j’ai découvert l’application Audible à cette occasion.

J’ai mis un petit moment pour m’y retrouver, comprendre le principe (enfin… prendre le temps de me donner la peine de comprendre devrais-je dire !) mais je ressort de cette expérience très enthousiaste.

Le téléchargement de l’appli, est plutôt simple et une fois créer son compte, elle se synchronise automatiquement sur les différents appareils pour peu qu’on ai une connexion internet.

Je l’ai d’abord installé sur ma tablette. J’ai du prendre quelques minutes pour télécharger le livre afin de pouvoir l’écouter hors réseau et me voila partie pour écouter au lieu de lire lors de mes voyages quotidiens en train. J’avoue qu’au début j’avais un peu de mal, je ne savais pas quoi faire de mes mains, la sensation était très différente de celle que me procure un livre que je suis obligé de tenir. J’avais le sentiment de devoir faire autre chose au même temps et ce n’était pas très confortable. Et puis avec une heure et demi de train par jour seulement, difficile de venir à bout de 26 h d’écoute !

Finalement j’ai installé l’appli sur mon téléphone et tout à changé. Je me suis subitement rendu compte que, contrairement au livre papier qui me demande justement de ne rien pouvoir faire d’autre, je pouvais écouter en tout occasion. En marchant dans la rue, en classant mes dossiers, en faisant la vaisselle, etc. Fini ce drôle de sentiment qui me faisait sentir pataude avec mes mains inoccupées ! J’ai enchaîné les longues heures d’écoute profitant de chaque moment où une moitié de cerveau seulement m’était nécessaire pour dédier l’autre moitié à l’écoute du livre. Et j’ai trouvé ça très agréable. Au lieu d’écouter de la musique, ou la radio, j’écoutais les aventures de Claire. Et les longueurs du récit sont devenue beaucoup moins fastidieuses. Je marchait dans la rue, en compagnie de Claire et de ses compagnons de route, c’était très amusant.

Si un temps d’adaptation m’a été nécessaire pour découvrir cette autre façon de « lire », j’ai finalement beaucoup apprécié l’expérience.

Un mot aussi sur l’enregistrement. La version audio d’Audible est lue par Marie Bouvier. J’ai beaucoup aimé sa voix et la façon dont elle donne vie au récit. C’était très agréable à écouter.

Le Chardon et le Tartan (Outlander 1) sur Audible

⇒ à lire aussi les avis de Soukee

 


 challenge petit BAC 2018

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Le joueur d’échecs

Avec cette lecture, je termine enfin ma première ligne du challenge petit bac 2017 (j’ai choisi de ne remplir qu’une ligne à la fois pour ne pas me disperser). Mais cette dernière lecture ne s’st pas faite sans douleur. Le joueur d’échecs est pourtant un tout petit roman que j’aurais du lire vite fait. J’ai mis quelques chose comme 5 mois  pour venir à bout de ses 95 pages ! J’ai cru que je n’y arriverais jamais et je crois bien que j’aurais abandonné en route si je n’avais pas eu besoin de ce titre pour finaliser le challenge.

Couverture Le joueur d'échecs

J’avais choisi ce titre parce que Chéri m’en avais dit beaucoup de bien, je devrais pourtant savoir que nous n’aimons pas les mêmes livres… Mais il m’en a dit tellement de bien que j’ai eu très envie de le lire. Bizarrement, moi j’ai pas accroché du tout. J’ai trouvé ça très long à démarrer et quand finalement on en arrive au vif du sujet… ben j’ai été déçue.

Le joueur d’échec nous raconte l’histoire d’une homme qui a été fait prisonnier par les nazi et qui, pour ne pas devenir fous c’est accroché de tout son esprit au jeu d’échec, à moins que ce soit ce qui justement l’ai rendu fous…

Tout commence sur un navire de passager. Le narrateur y rencontre un champion d’échec et nous raconte qui est cette homme, avant qu’il ne rencontre un homme capable de le battre et que ce dernier ne nous raconte à son tour son histoire.

J’ai trouvé ce livre très ennuyeux et dans un style vieillot. C’est écrit de telle sorte qu’au lieu de m’imaginer une ambiance années 50, j’avais dans la tête des bourgeois fin XIX. L’histoire en elle même n’est pas sans intérêt mais il n’y a pas eu la petite étincelle qui me donnait envie de poursuivre ma lecture. je l’ai picoré une page par ci, une page par là, jusqu’à ce que je décide de profiter du RAT de Noël pour enfin m’en débarrasser.


 

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Le Mystère de Chalucet

Après une intrigue d’espionnage en Asie, j’ai enchaîné avec un mort à Limoges. Je suis dans le roman noir en ce moment XD

Le Mystère de Chalucet est un roman de Laurent Bourdelas, paru aux éditions Geste en 2016 que je découvre grâce à la dernière masse critique de Babelio.

Le roman me laisse une impression assez mitigée. D’un côté je suis surprise de l’avoir lu si vite, de l’autre je suis un peu déçue par l’ensemble.

Dans ce roman on suit deux histoires en parallèle, qui s’alternent à raison d’un chapitre chacune. La première se déroule dans année 1380. On y découvre une bande de bandits qui prennent possession du Châlucet. La seconde se passe de nos jours à Limoges. Le capitaine Vinoy doit enquêter sur la mort de l’ex-futur conservateur du Châlucet.

Les deux histoires ont en commun le site historique, mais le passage de l’une à l’autre ne m’a pas vraiment convaincue. J’ai d’ailleurs eu un sentiment très différents à lecture des deux. J’ai trouvé assez ennuyeux les passages moyenâgeux. On suit cette bande de bandits, la façon dont ils prennent possession de Châlucet et comment ils vont en partir mais en réalité il ne se passe rien. A part nous donner un aperçu de ce que pouvait être la vie des habitants de la région au XIV siècle, ça n’a pas grand intérêt.

Quand à la partie contemporaine, je l’ai trouvé plus plaisante. Plus vivante peut-être. Je me suis attachée au capitaine Vinoy qui, bien qu’assez classique comme personnage, est touchant. Mais là encore, il ne se passe pas grand chose. On ne peut pas dire que l’enquête soit haletante. C’est plus le quotidien du capitaine et son attachement à la ville (et à la bonne bouffe) qui sont intéressant. On éprouve cet amour de Limoges avec lui au point de vouloir y vivre. Mais pour ce qui est du mort… pas vraiment de suspens. Dès que la raison du pourquoi du comment est esquissé on la comprends de suite, ainsi que le nom du meurtrier et finalement ça n’a presque pas d’importance. Toute cela n’est qu’un prétexte pour nous parler du Châlucet et de Limoges.

J’ai donc trouvé cette lecture plaisante, j’avais envie de poursuivre. Mais j’ai été déçue par le manque de suspens, et des parties moyenâgeuses pas assez intrigantes.


Si j’ai rendu le challenge des livres en cuisine annuel c’est parce qu’on a souvent la surprise de découvrir au détour d’un roman une passion pour l’assiette, alors même que ce n’est pas du tout le sujet. Et c’est exactement ce qui c’est passé avec Le mystère de Châlucet. On commence avec quelques vins, longuement décrit par le capitaine Vinoy, que l’on découvre amateur de bonne choses, et petit à petit on se rend compte que la nourriture prends une place importante dans le récit. On nous décrit souvent le menu du capitaine, lui en parle avec plaisir.

Décidément, on en découvre des vins dans ce roman : le mystère de Châlucet #romanpolicier #deslivresencuisine

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Découvrir un vin au detour d’une page, le plaisir #deslivresencuisine. Le mystère de Châlucet. #vin #lecturedujour

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Décidément, dans Le mystère du Chalucet on aime le vin ! #lecturedujour #romanpolicier #vin

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Mais le moment qui m’a décidé à choisir ce livre pour le challenge c’est quand sire de Tournemine nous livre sa recette de pâte de fois de volaille :

Des valets apportèrent les entrées : une soupe à jour de poisson – de la truite déposée sur des tranches de pain grillé et recouverte d’une sauce au vin, aux épices et à la poudre d’amande – , suivi d’un merveilleux pâté de fois de volaille confits, dont Jean ne put s’empêcher de livres la recette à son cousin car, dit-il, il en surveillait lui-même l’élaboration, « la nourriture étant chose trop sérieuse pour la livres à des mains malhabiles !

– Tu utilises des fois de volaille ou de porc et tu les sales. Attention ! Pas n’importe quel sel ! Nous l’achetons aux moines d’Aubazine, une fois l’an. Quand les foies ont bien reposé, ils sont rincés à l’eau pure de notre puits et séchés dans un linge. Ensuite, je demande à la cuisinière de faire fondre la graisse de canard dans une marmite close, d’y plonger les foies avec un peu d’ail écrasé, du laurier, et de faire mijoter.

[…] il faut ensuite réaliser le pâté. Hacher les foies, moitié frais, moitié confits. Hacher aussi la gorge de porc, ajouter un peu de graisse de foies confits des oignons finement hachés, du pain trempé dans le lait, de l’ail écrasé, des herbes, des œufs battus en omelette, des épices, du miel, de l’eau-de-vie. Et tout brasser longuement pour rendre le mélange homogène. Ensuite, on tasse la pâte dans la terrine, et on noie dans la farce quelques foies confits entiers. Puis on laisse les terrines quelques jours au frais pour qu’elles s’améliorent, avant de les servir. C’est là que nous en sommes, cher cousin ! A ce moment de délice ! J’en connais point d’autre si ce n’est ceux que me procure ma chère Anne, dit-il alors en enlaçant celle-ci, qui posa la tête sur son épaule.


Le coin de curieux :

Si, comme roman policier, je ne l’ai pas trouvé extraordinaire, Le Mystère du Châlucet a cependant le mérite de nous communiquer l’amour du Limousin. A la lecture de ses pages j’ai vraiment eu envie de découvrir Limoges et ses four à porcelaines, de me balader dans les ruines du Châlucet.

Situé à 20 minutes au sud de Limoges, sur un éperon rocheux, les ruines de ce château médiévale nous invite au voyage dans le temps. Je prends note pour mes prochaine vacances !

Trouvez toutes les info sur le site du Châlucet

Quand aux four de porcelaine j’ai trouvé de belle photos sur le blog Limoge passionnément

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Le music-hall des espions – Bruno Birolli

J’avais aimé le livre historique de Bruno Birolli Ishiwara, l’homme qui déclencha la guerre, qui se lit comme un roman. J’étais impatiente de découvrir son premier roman.

Couverture La suite de Shanghai, tome 1 : Le music-hall des espions

On entre dans le vif du sujet dès les premières pages avec la découverte de cadavres bien puants. Nous sommes à Shanghai, dans les années 30. Autour du charnier, des officiers français, un homme des renseignements britanniques, un officier chinois et ses hommes. Mais qui sont donc ces cadavres. Qui est l’homme qui pleure ?

Marche arrière toute. On se retrouve en France. René est envoyé en Chine comme sous-officier par son oncle influent qui ne sait trop quoi faire du jeune homme dont il a la charge. Un neveu encombrant, une concession lointaine. Voici René embarqué pour une aventure à laquelle il ne s’attend pas. Pas mécontent de quitter la France (et surtout son oncle), René débarque à Shanghai où il travaillera aux renseignements avec Fiorini, son supérieur. Fiorini est un officier taciturne, de peu de mots. Mais il saura gagner la confiance et la fidélité de son sous-officier fraîchement débarqué.

Avec René, on découvre la vie de Shanghai, partagée entre ses concessions étrangères et ses quartiers chinois. L’ambiance est des plus tendues : homme d’affaires peu scrupuleux, taxi-girls, étrangers en mal d’aventure, autorités fidèles à Tchang Kaï-chek, espions communistes et japonais prêt à faire tout péter, on marche sur le fil du rasoir.

C’est au détour d’un incident peu commun, une attaque qui n’a rien d’un simple braquage que Fiorini, accompagné par René, se lance sur les traces d’espions communistes. Un jeu de chat et de souris, de pouvoir et de manipulation, du quel personne ressortira vraiment indemne, est en train de se jouer.

Ce que j’ai aimé dans ce roman ce n’est pas finalement tant l’intrigue policière que laissait entrapercevoir la découverte des cadavres par laquelle le roman s’ouvre. Ce qui est vraiment intéressant de ce livre, c’est de découvrir la ville de Shanghai avant que la guerre n’y éclate. C’est à travers le vécu de René qu’on découvre la ville, ces différents quartiers, sa dynamique, la façon dont les diverses concessions et les quartiers chinois interagissent. Bruno Birolli a su la rendre très vivante. Il y a profusion de détails, on a vraiment l’impression d’arpenter ses rues.

Les personnages, nombreux, sont tous attachants. Même les plus terribles d’entre eux ont quelque chose de profondément humain qui nous les rends familiers. On ne peut détester personne. Il n’y a ni de bon, ni de méchants. Il y a des camps adverses, il y a la guerre, il y a les valeurs que chacun veut défendre. Des chemins contraires qui mènent à la confrontation, inévitable, acceptée tel une fatalité.

Un beau livre, qui se lit avec plaisir et qui nous fait découvrir un pan de l’histoire chinoise sans en avoir l’air.

Merci aux éditions Tohu Bohu et à Bruno Birolli pour cette lecture.


Le coin des curieux :

Je ne pouvais pas présenter ce livre sans proposer un coin des curieux ! Mais j’ai découvert, avec plaisir, que Bruno Birolli avait déjà bien préparé le travail avec la page facebook du roman où l’on trouve énormément de photos d’archives ayant servi à l’élaboration du roman. On y trouve même quelques musiques 🙂 Je vous invite vraiment à y faire un tour.

Que dire de plus après avoir feuilleté les albums photos ?

Je me contenterais de proposer deux autres lectures dans un genre bien différent pour découvrir sous un autre angle le Shanghai des années 30 :

La balade de Yaya nous amène à Shanghai en 1937 alors que la guerre opposant les chinois au japonais a éclaté. Yaya, une petite bourgeoise, se retrouve perdue dans les rues de la ville à feu et à sang. Elle y rencontrera Tuduo, un gamin des rues. Ensemble, ils vont fuir et tenter de survivre.

Une très jolie bd jeunesse dont je vous ai déjà parlé ici. Si le dessin tout en rondeur fait vraiment penser à une bd pour enfant, le propos y est parfois très dur, à ne pas mettre entre des mains trop jeunes. Mimiko l’aime beaucoup et y revient régulièrement

L’ombre de Shanghai, encore une bd jeunesse. Toujours aux édition Fei, comme la balade de Yaya. C’est ici une jeune chinoise, prise sous l’aile d’une riche famille de colons français qui est au centre de l’intrigue. Nous sommes toujours à Shanghai dans les années 30, mais les jeunes gens qui fréquentes le lycée de la concession française semblent bien plus inquiets par leur peines amoureuses que par la guerre imminente. Une histoire fantastique et non une aventure historique, mais de belles planches où l’on peut observer les rues du Shanghai des années 30.

Je vous ai déjà parlé des premiers tomes de cette série ici.

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