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La suite de Shanghai, tome 2 : Les terres du mal [roman]

J’ai découvert Bruno Birolli grâce à son livre Ishiwara : l’homme qui déclencha la guerre. Le livre m’avait fait forte impression. C’est un essai historique qui se lit comme un roman. Alors quand l’auteur s’est essayé au roman historique j’ai tout de suite voulu le lire. C’est ainsi que j’ai découvert la Suite de Shanghai et son premier tome : Le music-hall des espions dont je vous ai déjà parlé ici.

Aujourd’hui, je reviens avec le second volet de cette suite : Les Terres du mal.

Shanghai, les années 1930. La ville est à un tournant de son histoire, de l’histoire de la Chine tout entière. Sous les néons et le fard de la ville, espions et contre espions se livrent bataille. Les communistes qui s’opposent au gouvernement de Tchang Kaï-chek. Les Japonais étendent insidieusement leur emprise. Les Occidentaux s’accrochent désespérément à un passé révolu et tentent de préserver les privilèges de leurs concessions. Et au milieu de tout cela, on retrouve René Desfossés, retourné à la vie civile, et Swindon, l’espion britannique qui joue au chat et à la souris avec un mystérieux indicateur communiste, surnommé Hannah par les services secrets.

Meurtres, filatures et glamour dans une ville foisonnante, décrite avec passion. C’est peut-être la ville elle-même le véritable personnage principal de cette série. Les hommes et les femmes n’y sont que des figurants qui se débattent avec elle.

Ce n’est pas pour autant que le roman manque de personnages ! Ils y sont nombreux et variés. Avec de Desfossés, on découvre le monde du cinéma, tandis que Swindon mène un groupe d’espions composé à la fois d’agents britanniques et chinois. Leurs ennemis sont aussi intéressants.

J’ai apprécié le personnage de Swindon, très énigmatique, so british, il ne se dévoile jamais vraiment. Desfossés m’a moins séduite, je ne me suis pas vraiment attaché à lui, mais c’est amusant de le voir comme fil conducteur de l’intrigue malgré lui. Toujours un peu dépassé par les événements.

Toutefois, l’aspect le plus intéressant de la série, ce sont les descriptions de la ville, à la fois poétiques et très détaillées. On est vraiment immergé dans l’ambiance de l’époque. Une ville en transition, bouillonnante et très riche, où l’on croise des gens venus du monde entier. Une ville qui ne sait pas encore ce qui l’attend, à un tournant de l’histoire qui lui sera fatal.

Je regrette que le livre ne soit pas accompagné de quelques clichés d’époque, cela aurait apporté un petit plus intéressant au livre. Heureusement, on peut trouver beaucoup de photos sur la page facebook du livre. Sont aussi à déplorer quelques coquilles, un travail de correction peut-être un peu bâclé. Mais qui ne gâchent en rien le plaisir de la lecture et de la découverte de ce Shanghai des années 30.

La suite de Shanghai sur le site des éditions TohuBohu

⇒ Bruno Birolli (facebook, twitter)

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4 questions à Bruno Birolli

Vous avez écrit deux essais historiques : Ishiwara l’homme qui déclencha la guerre, et Port Arthur 8 février 1904. Pour votre premier roman, vous avez choisi le Shanghai des années 30. D’où vous vient cette passion pour cette période de l’histoire sino-japonaise ?

Il y a deux raisons. La première est que l’on écrit sur ce que l’on connaît et comme j’ai passé toute ma vie d’adulte en Asie comme journaliste, je connais mieux cette partie du monde et je reste très curieux de son histoire. Il y en a une plus ancienne, j’ai été très tôt fasciné par l’Entre-deux-guerres. Pendant cette période très courte, l’Histoire s’accélère prodigieusement. Dans les années vingt souffle un vent de liberté. Ces années sont marquées par de profondes révolutions dans tous les domaines: art, politique, technologie (avion, radio, cinéma, disque…), mœurs, mode, architecture… L’espoir d’un monde meilleur est présent. La contestation est intense et par conséquent l’imagination et la créativité. Puis l’invasion de la Mandchourie en 1931 met fin à ces illusions dans un progrès infini et constant. La guerre qu’on croyait avoir bannie pour toujours revient portée par des régimes plus meurtriers les uns que les autres qui se révèlent être d’effroyables escroqueries.

Pourquoi avoir choisi la ville de Shanghai comme cadre de votre histoire d’espionnage ? En lisant les deux tomes de votre saga, j’ai eu le sentiment que le véritable personnage principal de l’histoire c’est la ville elle-même. Est-ce ainsi que vous l’avez ressenti en l’écrivant ?

Vous avez raison, Shanghai est à la fois un décor et un personnage qui décide du destin des personnages. Shanghai était, à l’époque, une anomalie héritée de l’Histoire, une ville divisée comme l’étaient Vienne du « Troisième homme » de Graham Greene, Berlin après 1945 ou Salonique après 1918, des villes pleines d’armées étrangères, de services secrets concurrents. Shanghai était divisée en trois administrations avec leurs propres polices, leurs propres lois. À cause de l’extraterritorialité, il y avait quatorze tribunaux différents qui jugeaient chacun les ressortissants de leurs pays respectifs en accord avec leurs propres législations. Quand on lit les analystes de juristes publiées à l’époque, tous reconnaissaient l’absurdité de cette situation, son impossibilité à durer dans le temps et que le bon sens dictait que tôt ou tard la Chine retrouvasse toute sa souveraineté sur les concessions. A quoi s’ajoutaient les multiples communautés: on entendait dans les rues le russe, l’allemand, l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais… et tous les dialectes chinois. Ce n’était pas un melting-pot; plutôt un port franc où des gens du monde entier se côtoyaient sans vraiment se mêler. Jusqu’en 1937, date de l’invasion japonaise, Shanghai était aussi une ville en plein boom, et relativement en ordre, bien loin de l’idée de lupanar qu’on s’en fait aujourd’hui. C’était un laboratoire audacieux de la modernité avec ses revues littéraires, ses studios de cinéma, ses orchestres, ses architectes… Après 1937, Shanghai va sombrer. L’afflux de centaines de réfugiés dans les concessions neutres jusqu’à Pearl Harbour puis l’occupation de toute l’agglomération portent un coup fatal et plongent Shanghai dans le chaos et la violence.

Va-t-il y avoir un troisième volet à cette suite ?

Normalement oui, et un quatrième aussi!

Parmi tous les personnages, lequel affectionnez-vous le plus ?

En fait, j’aime tous les personnages. On m’a reproché de ne pas avoir de personnages franchement bons et d’autres franchement mauvais. Aristote disait que l’homme est mû par deux sentiments: l’intérêt et l’affection. Si on reprend cette idée, disons que ce qui fait une personnalité est où on place le curseur entre ces deux extrêmes. D’autre part, question de génération, je suis marqué par l’existentialisme: le monde est absurde, il n’existe pas de valeurs éternelles, chacun est libre de choisir sa morale personnelle pour trouver le sens de son existence. Pour traverser le gigantesque désordre qu’étaient l’époque et Shanghai, chaque personnage a sa réponse personnelle. Dans « Le music-hall des espions », je me suis surtout centré sur les étrangers, même si le colonel Chu et le magicien jouent un rôle crucial. Dans « Les terres du Mal », il y a plus de personnages chinois. Chacun a sa facette: Sun est un véritable artiste, lucide, sensible et idéaliste; Tizzy affecte de rester au-dessus de la mêlée; Petit Tai est un peu tire-flanc mais accomplit son devoir sans hésiter; Lingyu est émouvante et paumée ; le père de Yiyi est un filou amusant (il reviendra dans le prochain roman)…  Chao Long est un vrai stalinien, impitoyable, habité par une sorte de rage due à l’Histoire. Il est un peu le reflet inversé du colonel Chu central dans « Le Music-hall des espions ». Le seul personnage franchement négatif est Lan Ping – forcément, il m’a été inspiré par celle qu’on surnommera plus tard la « veuve Mao »… Je ne porte pas de jugement sur mes personnages. Ceux qui ont lu « Ishiwara, l’homme qui a déclenché la guerre » l’auront ressenti: c’est la complexité, les contradictions des êtres qui m’intéressent et non de décerner de bons ou de mauvais points comme le ferait un instituteur. Sinon le fil rouge est Desfossés, c’est lui que l’on suit et qui peu à peu vieillit.

A lire aussi

Shanghai, années 30 : quelques lectures piochées dans ma bibliothèque

  • La balade de Yaya, BD jeunesse de Golo Zao et Jean-Marie Omont, aux éditions Fei
  • Yin et le dragon, BD jeunesse de Richard Marazano et Yao Xu, aux éditions Rue de Sèvre
  • L’ombre de Shanghai, BD jeunesse de William Crépin, Patrick Marty et Li Lu, aux éditions Fei.
  • La bataille de Shanghai 1937, manhua de Bo Lu, aux éditions Urban China
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Au-revoir là-haut [roman]

Je m’étais fait offrir ce roman l’année dernière pour mon anniversaire. La bande-annonce du film m’avait donné très envie de voir le film, mais aussi de lire le roman. Et en général, je préfère lire le roman avant. Sauf que devant ses 600 et quelques pages, je ne cessais de procrastiner cette lecture. Une lecture commune avec Blandine Magali et Isabelle, organisée dans le cadre de du challenge Première Guerre mondiale, était l’occasion rêvée d’enfin me lancer. Et comme le hasard fait parfois bien les choses, c’était justement le type de lecture qu’il me fallait en ce moment.

Couverture Au revoir là-haut

Assez bavardé, passons aux choses sérieuses ! Au Revoir Là-haut, ça vaut le coup ou pas ?! Mais oui !

Le roman commence dans les tranchées à quelques heures de l’armistice. Le lieutenant Pradelle n’a plus que quelques heures pour se distinguer sur le champ de bataille. Le désir de gloire est chez lui bien plus fort que le respect pour ses soldats. Du respect, il n’en a que pour lui même. Alors qu’ils étaient presque sortis indemnes de la guerre, les soldats du lieutenant Pradelle sont lancés dans une ultime bataille, qui vaudra les lauriers à Pradelle, la mort à beaucoup, et une profonde blessure à nos deux héros qui vont se retrouver lié à vie par le hasard de cette dernière bataille.

La guerre est finie et il faut revenir à la vie. Mais le gouvernement n’a rien prévu pour réhabiliter les soldats démobilisés. Albert et Édouard se retrouvent à vivre dans la misère et ils décident de se lancer dans une revanche extravagante. Chacun à ses motivations, chacun à ses démons, leurs relations ne sont pas toujours faciles, mais ensemble ils sont capables de choses extraordinaires.

Tout au long des 600 pages, on suit les destins parallèles d’Albert et Édouard et de Pradelle.

La guerre se finissait. Ce n’était pas l’heure des bilans, mais l’heure terrible du présent où l’on constate l’étendue des dégâts. À la manière de ces hommes qui étaient restés courbés pendant quatre ans sous la mitraille et qui, au sens propre du terme, ne s’en relèveraient plus et marcherait ainsi leur existence entière avec ce poids invisible sur les épaules, Albert sentait que quelque chose, il en était certain, ne reviendrait jamais : la sérénité.

Bien qu’assez long, ce roman m’a enchanté. J’ai aimé l’écriture, j’ai aimé les personnages que l’on suit sur une longue période et l’on voit évoluer. J’étais vraiment prise par l’histoire et l’univers de ce roman. Le couple très atypique d’Albert et Édouard est très touchant et drôle, malgré la situation dramatique dans laquelle ils se retrouvent. J’ai trouvé ce roman très émouvant, mais aussi très drôle, plein de fantaisie. J’ai aimé suivre en parallèle la vie d’Albert et Édouard et celle de Pradelle à qui ils doivent leur disgrâce.

C’est très bien écrit, c’est élégant. Mais j’avoue qu’arrivée vers la page 400 il commençait à me tarder que l’histoire trouve un dénuement. Cela ne m’a pas empêché de finalement prendre du plaisir à lire les 200 dernières pages. Et d’avoir le sentiment d’avoir lu un très bon roman, long, mais riche et beau qui m’a intéressé au-delà de son aspect historique. Un coup de cœur. Oui, je peux aller jusque là, tant je me suis régalé avec certains passages.

la chronique de Blandine (à venir), Isabelle, Magali

les premières lignes

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J’ai, maintenant, encore plus envie de découvrir le film, mais je vais me laisser un peu de temps pour que cela ne soit pas redondant.

A en juger par la bande annonce, le film à un côté plus surréaliste que le roman.

Avez-vous lu ce roman ? vu l’adaptation ? Les deux ? Laissez-moi vos impressions !


challenge 2019 première guerre mondiale  cover photo, Aucune description de photo disponible.

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Premières lignes #13 – Au Revoir Là-haut

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas pris le temps de partager avec vous quelques premières lignes. Ma chronique sur le roman de Pierre Lamaitre : Au revoir Là-haut prévue pour demain matin, m’a donné envie de reprendre ce rendez-vous pour vous partager le début de ce roman que j’ai beaucoup aimé (mais ça je vous en parle demain !)

NOVEMBRE 1918

1

Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bien-tôt étaient tous morts depuis longtemps. De la guerre, justement. Aussi, en octobre, Albert reçut-il avec pas mal de scepticisme les rumeurs annonçant un armistice. Il ne leur prêta pas plus de crédit qu’à la propagande du début qui soutenait, par exemple, que les balles des boches étaient tellement molles qu’elle s’écrasait comme des poires blettes sur les uniformes, faisant hurler de rire les régiments français. En quatre an Albert en avait vu un paquet, des types mort de rire en recevant des balles allemandes.

Couverture Au revoir là-haut

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Le réseau Corneille [livre audio]

Couverture Le réseau Corneille

C’est dans sa version audio, disponible sur audible et lue par Caroline Klaus, que j’ai découvert ce roman historique écrit par Ken Follet. Et c’est aussi avec cet audio livre que je découvre l’auteur. Son nom ne m’était pas inconnu, mais je n’avais encore jamais lu l’un de ses romans.

Le Réseau Conrneille raconte l’histoire d’un groupe d’agent secret britannique exclusivement féminin qui, à quelques jours du débarquement à s’infiltrer en France pour saboter le réseau téléphonique allemand.

Le groupe est dirigé par une jeune Anglaise au caractère bien trempé, marié à un français membre de la résistance. Elle va monter une mission qui requiert une équipe féminine, ce qui n’est pas du goût de tout le monde. Mais sa détermination et son intelligence lui voudront quelques appuis.

En France, un redoutable ennemi l’attend, elle et son équipe. Un agent de renseignement allemand particulièrement doué pour les interrogatoires est bien décidé à mettre la main sur elle pour pouvoir démanteler une bonne partie des réseaux de la résistance du nord de la France.

Ken Follet, auteur britannique est spécialiste des romans historiques et ça se sent. Le roman semble bien documenté et de nombreuses descriptions nous permettent de vraiment s’immerger dans l’ambiance de l’époque. Tout y est mis en image, les tenues, la façon de se comporter, de manger, de travailler. C’est très cinématographique, je trouve.

Et c’est aussi une histoire intéressante qui met en lumière à la fois le rôle de la résistance et celui des femmes au sein de celle-ci (comme au sein des services de renseignement).

Les personnages sont tous très romanesques, trop peut-être. Il y a des moments où je trouve que l’auteur en fait un peu trop, notamment dans le romantisme. Je trouvais ça parfois incongru vis-à-vis du contexte historique.

J’ai trouvé le roman intéressant et agréable, mais un peu trop long à mon goût. J’avais hâte d’arriver au bout, d’autant que si les rebondissements ne manquent pas, le récit n’offre aucune véritable surprise.

Un petit mot sur la performance : Caroline Klaus rend le récit vivant en changeant d’intonation d’un personnage à l’autre, sa voix est très agréable.

sur Audible

Avez-vous lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?  Connaissez-vous Ken Follet ? Quel autre roman me conseillerez-vous ?


 

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Le sang du serpent à plumes – Laurence Schaack

Journal de la conquête du Mexique

Couverture Le sang du serpent à plumes

Ce roman retrace la conquête du Mexique du point de vue de Marina, l’esclave qui servit d’interprète au capitaine Cortés, le conquistador espagnol qui fit tomber le centre du monde unique : Mexico-Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque, réputé imprenable.

Plan de Mexico-Tenochtitlan publié en 1524 avec la deuxième lettre d’Hernán Cortés à l’empereur Charles Quint.

Le roman prend la forme d’un journal dans lequel Marina (La Malinche) retranscrit à la fois les événements marquants de cette conquête (différentes batailles, alliances et autres faits historiques) et ses impressions (qui sont elles pure fiction, car il existe très peu d’information sur ce personnage qui a réellement existé).

Cortez & La Malinche.jpg
La Maliche et Cortés rencontrant Monctezuma II, extrait du « Lienzo de Tlaxcala » XV

Le roman est très agréable à lire et intéressant. On y suit la conquête et on y découvre que la réussite des conquistadores a tenu à peu de choses : beaucoup de culot et de persévérance, mais aussi une bonne dose de chance.

Le parti-prix du roman se veut le plus neutre possible, il y a du positif dans un camp comme dans l’autre, et à travers les paroles de Marina, l’auteur exprime surtout un désir d’union pacifique des deux civilisations. Une vision quelque peu utopique, mais qui invite à la tolérance et à l’acceptation mutuelle, quel autre message pourrions-nous en tirer de nos jours ? Marina, ancienne esclave, est souvent tiraillé par l’amour de sa culture et de ses merveilles architecturales, et l’attirance qu’elle éprouve pour la culture espagnole à qui elle doit, entre autres, son élévation sociale.

Le roman se lit facilement, est très agréable et offre une jolie palette de personnages touchants. La guerre apporte son lot d’émotions et de suspens. On est capté par les faits historiques comme nous le serions par un roman d’aventures.

À la fin une petite annexe apporte quelques précisions historiques, un plus que j’apprécie toujours.

Ce roman peut-être un bon complément des cours d’histoire, une façon ludique d’en apprendre davantage sur la conquête du Mexique, mais aussi sur les cultures précolombiennes qui occupent le territoire au moment de la conquête.


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11 Novembre – Paul Dowswell

Grâce au challenge Première Guerre mondiale de Blandine, je me suis intéressais à des romans que je n’aurais probablement pas lus sans cela. 11 Novembre de Paul Dowswell, publié aux éditions Naïve Livres en 2014, fait parti de ces livres. Et c’est justement pour me pousser à découvrir de nouvelles lectures et à mieux connaitre cette période charnière de notre histoire que je me suis inscrite au challenge (et aussi parce que c’est Blandine et qu’elle a toujours d’excellents conseils de lectures à partager).

Couverture 11 novembre

Je suis tombé sur le roman par hasard à la bibliothèque et j’ai tout de suite pensé au challenge. Les premières lignes m’ont donné envie de le lire, j’ai trouvé cette approche, au regard subjectif, intéressante. Et je n’ai pas été déçue.

En effet, le récit que nous ligne Paul Dowswell des dernières heures de la Grande Guerre est vraiment très intéressant. On suit simultanément 3 personnages, tous trois de très jeunes soldats de 16/17 ans : Alex Meyer, un jeune soldat allemand tout juste enrôlé, William Franklin, un jeune soldat britannique qui a suivi son grand frère au front, et Eddie Hertz un jeune pilote de l’armée américaine d’origine allemande.

Chaque chapitre se concentre sur l’un de personnage et nous donne sa vision des heures qu’il est en train de vivre. Sur un même front, mais pas forcement dans le même camp. Ils ont le même âge, des rêves similaires et la même peur au ventre.

La guerre sera bientôt finie. Mais durant cette dernière matinée de guerre, beaucoup de soldats vont encore mourir.

Le récit est très bien mené, on sent la pression et l’angoisse des soldats, on enchaîne les pages, pourvu qu’ils ne meurent pas. Pas maintenant ! Et pourtant cette lecture m’a obligé à faire des pauses. J’en ai versé des larmes. Même une fois le livre refermé. Je suis particulièrement sensible quand il s’agit de guerre, et parfois je trouvais ça trop triste, trop dur à lire. Franchement, je ne sais pas si je donnerais ce livre à lire à de jeunes lecteurs, à moins que ce ne soit dans le cadre d’un cours d’histoire. C’est le genre de récits qui vous sapent le moral. En revanche, cela peut être un excellent complément de cours sur le sujet, une façon de donner un visage plus humain et sensible aux leçons d’histoire.

Un beau roman, donc, mais que je ne conseillerais qu’à ceux qui s’intéressent à la période, parce que juste pour prendre plaisir à lire je préfère des lectures plus légères.

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Mon père est parti à la guerre

C’est un petit roman jeunesse qui raconte la vie de Alfi, un enfant londonien, pendant la première guerre mondiale. Tout le monde pense que la guerre sera finie avant Noël. Alfi vient d’avoir 5 ans.

Les Noëls passent et la guerre ne fini toujours pas. Alfi a 9 ans, sa mère cumule les boulots pour arriver à s’en sortir. Lui-même décide de sécher l’école pour travailler comme cireur de chaussres à la gare pour aider sa mère.

Les nouvelles de son père se font de plus en plus rares jusqu’à ce qu’il n’en donne plus du tout. Alfi veut savoir, mais sa mère s’obstine à lui dire qu’il est en mission secrète. Alfi sent qu’elle ment et est bien décidé à découvrir la vérité, aussi terrible soit-elle.

Le roman n’est pas très long (246 pages) pourtant il m’aura fallu plus de 3 semaines pour en venir à bout. En vérité je me suis ennuyée. Je l’ai trouvé très intéressant parce qu’il montre très bien ce qu’était le quotidien des civiles pendant la guerre et plus largement au début du XX siècle, mais justement il y a beaucoup de descriptions, des détails qui peuvent étonner un enfants mais qui moi ne m’apportent pas grand chose. Je pense par exemple à une scène assez longue ou on suit Alfi au toilette. Cela peut être amusant pour un enfant de découvrir que les toilette à l’époque étaient dehors, mais moi je me serait bien passé de la scène.

En dehors de cet aspect un peu trop descriptif à mon goût (et aussi assez répétitif) j’ai trouvé les personnages attachant et réalistes. Il y a de nombreux personnages secondaires qui rendent le récit vivant.

J’ai souris, j’ai eu les larmes aux yeux et j’i même grimacé mais j’avais hâte d’en venir à bout. C’est un livre que je conseillerais plus comme support de cours que comme lecture plaisir. Un livre qui pourrait être très intéressant pour ceux qui font l’école à la maison.

Une lecture que je partage avec Blandine  dans le cadre du challenge Première Guerre mondiale.

lire la chronique de Blandine

sur le site de l’éditeur

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Irlande

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Outlander T1 : Le Chardon et le Tartan (Audible)

Couverture de Le Chardon et le Tartan (Outlander 1)

C’est une première pour moi. Si j’aime beaucoup les album-cd pour enfants, j’avoue ne jamais m’être posé la question du livre audio. Pour moi c’était un outil pour aveugles et je n’ai à aucun moment envisagé d’écouter un livre plutôt que de le lire. Puis un jour j’ai été contacté par Audible qui m’a proposé de tester leur appli avec un titre fantastique : le premier tome de Outlander, Le Chardon et le Tartan. Le pitch du livre avait l’air tentant et je me suis dit que c’était l’occasion de tester les audiolivres. A ma grande surprise j’ai adoré le principe, même s’il m’a fallu un petit moment d’adaptation. Mais commeçons par le commencement : le livre.

Outlander

Série en plusieurs tomes, écrite par Diana GabaldonLe Chardon et Le Tartan en est le premier volet et date de 1991.

C’est la fin de la deuxième Guerre Mondiale, Claire et son mari, Franck Randall, sont en Ecosse pour un repos bien mérité. Franck profite de ses vacances pour remonter son arbre généalogique, car de lointains parents avaient habité dans la région. Claire, pour chasser l’ennui, se prends de passion pour la botanique. Alors qu’elle visite un menhir, l’impossible se produit. Elle se retrouve projetée 200 ans en arrière. La voici perdue dans les Highlands du XVIII siècle. Faite prisonnière par des écossais qui la sauvent des griffes d’un officier anglais qui n’est autre que l’ancêtre de son mari, elle se retrouve mêlé à des conflits d’un autre temps. Comment rentrer chez elle ? Comment retrouver Franck ? Que lui réserve cette étrange destin ?

Bon, le bouquin fait plus de 800 pages, ce qui fait plus de 26 heures d’écoute ! Autant dire que c’est beaucoup !

D’ailleurs je trouve qu’il y a quelques longueurs. La première partie en 1945 est assez ennuyeuse et je me demandais quand l’auteur se déciderait à vraiment commencer son histoire. Une fois le voyage dans le temps accompli les choses deviennent plus intéressantes. Mais là encore, il y a quelques longueurs. De longs chapitres sur le quotidiens dans les Highlands dont je me serait bien passée. Si cela permets de biens ressentir l’ambiance, c’est pas d’un très grand intérêt surtout quand il y en a plusieurs.

Mais au delà de ses longueurs j’ai trouvé ce premier tome pas mal. L’histoire est intrigante et les personnages sont attachants. J’aime beaucoup Claire, qui est une jeune femme moderne et indépendante et qui doit ruser pour arriver à s’en sortir dans un monde où la femme n’a pas vraiment droit à la parole. Elle fait preuve de courage, de ténacité et ne se laisse pas facilement abattre malgré la situation qui a de quoi faire franchement paniquer.

Son mari Franck nous parait comme quelqu’un de plutôt ennuyeux. Tandis que le XVIII siècle offre des personnages plus pittoresque et intéressant. Il y a cependant peu de surprises, ce que l’on redoute arrive. Difficile de vous dire pourquoi je pense cela sans dévoiler l’intrigue mais disons que je n’ai jamais été étonnées par les différents rebondissements de l’histoire. Malgré tout j’ai envie de savoir comment les personnages vos se sortir de leur difficultés (et elle ne manquent pas tout au long de l’histoire ! à peine ont-ils posé leur barda quelques part qu’une nouvelle mésaventure leur tombe dessus).

Autre reproche que je ferait à ce premier tome, outre les longueurs, c’est qu’il nous propose un personnage féminin fort mais elle se fait toujours sauvé (in extremis de préférence) par le beau gosse de l’histoire. Une fois, deux fois… bon de temps en temps on aimerait qu’elle s’en sorte autrement que pas son intervention. Même si elle lui rend la pareille, ça fait un peu trop prince charmant sur son beau destrier, j’ai trouvé ça dommage. C’est trop attendu et un peu caricatural du genre, mais bon… Elle a aussi l’occasion de prouver son courage elle aussi.

Une belle aventure, donc, mais sans surprise, avec quelques longueurs mais qui, malgré tout me laisse avec l’envie de savoir ce qui attends Claire dans les prochaines aventures.

Audible et les audiolivres

Comme je l’ai dis plus haut, c’était ma premier expérience. Je n’avais jamais écouté d’audiolivre avant et j’ai découvert l’application Audible à cette occasion.

J’ai mis un petit moment pour m’y retrouver, comprendre le principe (enfin… prendre le temps de me donner la peine de comprendre devrais-je dire !) mais je ressort de cette expérience très enthousiaste.

Le téléchargement de l’appli, est plutôt simple et une fois créer son compte, elle se synchronise automatiquement sur les différents appareils pour peu qu’on ai une connexion internet.

Je l’ai d’abord installé sur ma tablette. J’ai du prendre quelques minutes pour télécharger le livre afin de pouvoir l’écouter hors réseau et me voila partie pour écouter au lieu de lire lors de mes voyages quotidiens en train. J’avoue qu’au début j’avais un peu de mal, je ne savais pas quoi faire de mes mains, la sensation était très différente de celle que me procure un livre que je suis obligé de tenir. J’avais le sentiment de devoir faire autre chose au même temps et ce n’était pas très confortable. Et puis avec une heure et demi de train par jour seulement, difficile de venir à bout de 26 h d’écoute !

Finalement j’ai installé l’appli sur mon téléphone et tout à changé. Je me suis subitement rendu compte que, contrairement au livre papier qui me demande justement de ne rien pouvoir faire d’autre, je pouvais écouter en tout occasion. En marchant dans la rue, en classant mes dossiers, en faisant la vaisselle, etc. Fini ce drôle de sentiment qui me faisait sentir pataude avec mes mains inoccupées ! J’ai enchaîné les longues heures d’écoute profitant de chaque moment où une moitié de cerveau seulement m’était nécessaire pour dédier l’autre moitié à l’écoute du livre. Et j’ai trouvé ça très agréable. Au lieu d’écouter de la musique, ou la radio, j’écoutais les aventures de Claire. Et les longueurs du récit sont devenue beaucoup moins fastidieuses. Je marchait dans la rue, en compagnie de Claire et de ses compagnons de route, c’était très amusant.

Si un temps d’adaptation m’a été nécessaire pour découvrir cette autre façon de « lire », j’ai finalement beaucoup apprécié l’expérience.

Un mot aussi sur l’enregistrement. La version audio d’Audible est lue par Marie Bouvier. J’ai beaucoup aimé sa voix et la façon dont elle donne vie au récit. C’était très agréable à écouter.

Le Chardon et le Tartan (Outlander 1) sur Audible

⇒ à lire aussi les avis de Soukee

 


 challenge petit BAC 2018

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Le joueur d’échecs

Avec cette lecture, je termine enfin ma première ligne du challenge petit bac 2017 (j’ai choisi de ne remplir qu’une ligne à la fois pour ne pas me disperser). Mais cette dernière lecture ne s’st pas faite sans douleur. Le joueur d’échecs est pourtant un tout petit roman que j’aurais du lire vite fait. J’ai mis quelques chose comme 5 mois  pour venir à bout de ses 95 pages ! J’ai cru que je n’y arriverais jamais et je crois bien que j’aurais abandonné en route si je n’avais pas eu besoin de ce titre pour finaliser le challenge.

Couverture Le joueur d'échecs

J’avais choisi ce titre parce que Chéri m’en avais dit beaucoup de bien, je devrais pourtant savoir que nous n’aimons pas les mêmes livres… Mais il m’en a dit tellement de bien que j’ai eu très envie de le lire. Bizarrement, moi j’ai pas accroché du tout. J’ai trouvé ça très long à démarrer et quand finalement on en arrive au vif du sujet… ben j’ai été déçue.

Le joueur d’échec nous raconte l’histoire d’une homme qui a été fait prisonnier par les nazi et qui, pour ne pas devenir fous c’est accroché de tout son esprit au jeu d’échec, à moins que ce soit ce qui justement l’ai rendu fous…

Tout commence sur un navire de passager. Le narrateur y rencontre un champion d’échec et nous raconte qui est cette homme, avant qu’il ne rencontre un homme capable de le battre et que ce dernier ne nous raconte à son tour son histoire.

J’ai trouvé ce livre très ennuyeux et dans un style vieillot. C’est écrit de telle sorte qu’au lieu de m’imaginer une ambiance années 50, j’avais dans la tête des bourgeois fin XIX. L’histoire en elle même n’est pas sans intérêt mais il n’y a pas eu la petite étincelle qui me donnait envie de poursuivre ma lecture. je l’ai picoré une page par ci, une page par là, jusqu’à ce que je décide de profiter du RAT de Noël pour enfin m’en débarrasser.


 

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Le Mystère de Chalucet

Après une intrigue d’espionnage en Asie, j’ai enchaîné avec un mort à Limoges. Je suis dans le roman noir en ce moment XD

Le Mystère de Chalucet est un roman de Laurent Bourdelas, paru aux éditions Geste en 2016 que je découvre grâce à la dernière masse critique de Babelio.

Le roman me laisse une impression assez mitigée. D’un côté je suis surprise de l’avoir lu si vite, de l’autre je suis un peu déçue par l’ensemble.

Dans ce roman on suit deux histoires en parallèle, qui s’alternent à raison d’un chapitre chacune. La première se déroule dans année 1380. On y découvre une bande de bandits qui prennent possession du Châlucet. La seconde se passe de nos jours à Limoges. Le capitaine Vinoy doit enquêter sur la mort de l’ex-futur conservateur du Châlucet.

Les deux histoires ont en commun le site historique, mais le passage de l’une à l’autre ne m’a pas vraiment convaincue. J’ai d’ailleurs eu un sentiment très différents à lecture des deux. J’ai trouvé assez ennuyeux les passages moyenâgeux. On suit cette bande de bandits, la façon dont ils prennent possession de Châlucet et comment ils vont en partir mais en réalité il ne se passe rien. A part nous donner un aperçu de ce que pouvait être la vie des habitants de la région au XIV siècle, ça n’a pas grand intérêt.

Quand à la partie contemporaine, je l’ai trouvé plus plaisante. Plus vivante peut-être. Je me suis attachée au capitaine Vinoy qui, bien qu’assez classique comme personnage, est touchant. Mais là encore, il ne se passe pas grand chose. On ne peut pas dire que l’enquête soit haletante. C’est plus le quotidien du capitaine et son attachement à la ville (et à la bonne bouffe) qui sont intéressant. On éprouve cet amour de Limoges avec lui au point de vouloir y vivre. Mais pour ce qui est du mort… pas vraiment de suspens. Dès que la raison du pourquoi du comment est esquissé on la comprends de suite, ainsi que le nom du meurtrier et finalement ça n’a presque pas d’importance. Toute cela n’est qu’un prétexte pour nous parler du Châlucet et de Limoges.

J’ai donc trouvé cette lecture plaisante, j’avais envie de poursuivre. Mais j’ai été déçue par le manque de suspens, et des parties moyenâgeuses pas assez intrigantes.


Si j’ai rendu le challenge des livres en cuisine annuel c’est parce qu’on a souvent la surprise de découvrir au détour d’un roman une passion pour l’assiette, alors même que ce n’est pas du tout le sujet. Et c’est exactement ce qui c’est passé avec Le mystère de Châlucet. On commence avec quelques vins, longuement décrit par le capitaine Vinoy, que l’on découvre amateur de bonne choses, et petit à petit on se rend compte que la nourriture prends une place importante dans le récit. On nous décrit souvent le menu du capitaine, lui en parle avec plaisir.

Décidément, on en découvre des vins dans ce roman : le mystère de Châlucet #romanpolicier #deslivresencuisine

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Découvrir un vin au detour d’une page, le plaisir #deslivresencuisine. Le mystère de Châlucet. #vin #lecturedujour

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Décidément, dans Le mystère du Chalucet on aime le vin ! #lecturedujour #romanpolicier #vin

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Mais le moment qui m’a décidé à choisir ce livre pour le challenge c’est quand sire de Tournemine nous livre sa recette de pâte de fois de volaille :

Des valets apportèrent les entrées : une soupe à jour de poisson – de la truite déposée sur des tranches de pain grillé et recouverte d’une sauce au vin, aux épices et à la poudre d’amande – , suivi d’un merveilleux pâté de fois de volaille confits, dont Jean ne put s’empêcher de livres la recette à son cousin car, dit-il, il en surveillait lui-même l’élaboration, « la nourriture étant chose trop sérieuse pour la livres à des mains malhabiles !

– Tu utilises des fois de volaille ou de porc et tu les sales. Attention ! Pas n’importe quel sel ! Nous l’achetons aux moines d’Aubazine, une fois l’an. Quand les foies ont bien reposé, ils sont rincés à l’eau pure de notre puits et séchés dans un linge. Ensuite, je demande à la cuisinière de faire fondre la graisse de canard dans une marmite close, d’y plonger les foies avec un peu d’ail écrasé, du laurier, et de faire mijoter.

[…] il faut ensuite réaliser le pâté. Hacher les foies, moitié frais, moitié confits. Hacher aussi la gorge de porc, ajouter un peu de graisse de foies confits des oignons finement hachés, du pain trempé dans le lait, de l’ail écrasé, des herbes, des œufs battus en omelette, des épices, du miel, de l’eau-de-vie. Et tout brasser longuement pour rendre le mélange homogène. Ensuite, on tasse la pâte dans la terrine, et on noie dans la farce quelques foies confits entiers. Puis on laisse les terrines quelques jours au frais pour qu’elles s’améliorent, avant de les servir. C’est là que nous en sommes, cher cousin ! A ce moment de délice ! J’en connais point d’autre si ce n’est ceux que me procure ma chère Anne, dit-il alors en enlaçant celle-ci, qui posa la tête sur son épaule.


Le coin de curieux :

Si, comme roman policier, je ne l’ai pas trouvé extraordinaire, Le Mystère du Châlucet a cependant le mérite de nous communiquer l’amour du Limousin. A la lecture de ses pages j’ai vraiment eu envie de découvrir Limoges et ses four à porcelaines, de me balader dans les ruines du Châlucet.

Situé à 20 minutes au sud de Limoges, sur un éperon rocheux, les ruines de ce château médiévale nous invite au voyage dans le temps. Je prends note pour mes prochaine vacances !

Trouvez toutes les info sur le site du Châlucet

Quand aux four de porcelaine j’ai trouvé de belle photos sur le blog Limoge passionnément

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