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Les enfants d’Icare

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Chidhood’s end

Arthur C. Clarke

1954

Traduction de Michel Deutsch

Éditions J’ai lu, 1978

C’est après avoir lu cet article que j’ai eu envie de lire ce roman de Science-Fiction. Bien que l’article disait que le style n’est pas excellent l’histoire me semblait intéressante et j’ai voulu en savoir plus.

Ah! au fait, pour ceux qui auraient cliqué sur le lien, il s’agit d’un article en italien (beaucoup trop long pour que je vous le traduise, désolé).

Alors, ce bouquin, ça parle de quoi ? 

Les hommes sont sur le point d’envoyer leur première fusée sur la lune. Mais, avant que celle-ci n’ai pu prendre son envole, une ombre obscurci le ciel des plus grandes villes du monde.
D’immenses astronefs planent sur touts les principaux centres urbains. Vous pensez tout de suite à Independence Day ? Oui, c’est un peu près ça à la différence aucune attaque ne va émaner de ses puissant vaisseaux. Ils restent là, immobiles, imposant, intouchables et silencieux. Ce n’est qu’après plusieurs mois que les habitants de ces nefs vont se manifester. Ils donnerons des instructions sur la direction que doivent prendre les politiques humaines. Conscients de leur immense infériorité technologique, les hommes n’aurons d’autre choix que d’obéir. C’est d’en haut de leurs nefs, passant par l’intermédiaire du secrétaire général des nations unies que les Suzerains vont donner leur ordres, sans se montrer, et conduire l’humanité vers une ère de paix bien malgré elle. Quel est donc le but de ses extraterrestres ? Pourquoi interviennent-il dans la politique humaine? qu’ont-il a cacher ? C’est sur plus d’un siècle que l’on va suivre l’évolution de l’humanité au contacte des Suzerains.

Au début j’ai trouvé que Tapiroulant (auteur de l’article suscité) était dur avec Arthur C. Clarke. Il n’écris pas si mal, me disais-je. J’avais même noté quelques phrases amusantes…
Oui, c’était au début du roman. L’histoire est intéressante, on a vraiment envie de savoir se qui va se passer. Mais le style est lourd, surtout lors des longs intermèdes explicatifs où Clarke nous donne d’amples détails sur la nouvelle société qui se développe sur terre. Non seulement j’ai trouvé ces passages assommants mais aussi absolument intéressants. Cela n’apporte pas grand chose à l’ensemble du récit.

Autre reproche que je ferais à ce roman, c’est la façon décousue dont avance le récit. Bien sûr, l’histoire se déroulant sur plus de cents ans, les personnages sur lequel on se focalise changent, mais on va parler d’un homme et de son projet à un moment puis, plus rien. On parle de toute à fait autre chose pendants plusieurs chapitres, pour revenir sur lui plus tard, c’est un peu déstabilisant. Car on a envie de le suivre encore un peu et on n’arrive pas à s’intéresser aux nouveaux personnages, on n’accroche pas aux nouveau événements parce qu’on reste sur notre faim concernant les événements précédents.

Malgré ses défauts littéraires, ce livre renferme quelques idées intéressantes. Toutefois j’ai été déçue par l’aspect physique des Suzerains. On en fait tout un mystère et quand enfin on les découvre, ben… j’ai pas trouvé ça très marrant comme hypothèse. Enfin… ce n’est qu’un détail. Des bonnes idées oui, cependant, j’avoue, je me suis forcée à le terminer, tentée que j’ai été plusieurs fois d’abandonner.

Là où je m’interroge, c’est sur la traduction du titre. Oui, encore la traduction ! Que voulez-vous, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement. Je disais donc, la traduction du titre en français me laisse perplexe. Le titre n’ai plus rien à voir avec la version originale (Childhood’s end) et surtout j’ai du mal à voir ce que titre  a à voir avec l’ensemble de l’histoire.
Les enfants d’Icare… Qu’est-ce qu’Icare vient faire là-dedans, je me le demande.

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Quand un vents d’amnésie souffle sur l’humanité

Que deviendrait l’humanité sans la civilisation ? Et si un vent soufflait, amenant avec lui tous les souvenir de l’humanité ? L’homme, sans sa science, sa connaissance, le langage que deviendrait-il ? Ce sont les questions que se pose Hideyuki kikuchi (菊地 秀行) dans son roman 風の名はアムネジア (Un vents nommé Amnésie), publié en 1983.

Le roman n’ayant jamais été traduit en français, c’est à son adaptation en film d’animation que je vais m’intéresser ici. Ce long métrage (80 minutes) a été réalisé par par Kazuo Yamazaki en 1990 aux studios Madhouse.

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Synopsis :

Un jour, toute l’humanité a perdu la mémoire. Ils ne savent plus rien, pas même parler. Wataru, jeune homme ayant réappris à parler grâce à un ami dont la mémoire est restée intacte, traverse l’Amérique dévastée pour comprendre ce qui s’est passé et voir ce que les hommes sont devenus, quelle nouvelle évolution vont-il suivre. C’est lors d’un affrontement contre un robot autoguidé qu’il fait la connaissance de Sophia. Celle-ci l’accompagnera dans sa traversé du pays jusqu’à New York.

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Mon avis :

Le graphisme est un peu vieillot, ça fleure bon les années 90 mais n’est pas désagréable, loin de là. En revanche l’animation est assez sommaire, pas très fluide, rendant certaines scènes assez grotesques.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce film, ce n’est pas tant la qualité de l’animation, que son histoire. En effet, le scénario pose plusieurs questions intéressantes. Tout en regardant notre héros se démener, on se laisse aller à des réflexions sur la nature de l’homme. Ce qui nous différencie des animaux c’est notre capacité à manipuler notre environnement. Notre intelligence et notre capacité de communication nous ont permis de créer de complexes civilisations. Que deviendrions-nous si ces connaissances disparaissaient du jours au lendemain ?

C’est un scénario mille fois éprouvé par la littérature de science-fiction où les nombreux films de fin du monde. Que ferait l’homme après avoir perdu sa civilisation, combien de temps lui faudrait-il pour en reconstruire une, comment s’organiserait-il ? … L’originalité ici, ce que la civilisation n’est pas détruite. Il n’y a pas de cataclysme englutissant villes et citées. Tout reste là devant les yeux d’hommes dont la mémoire a été complètement effacée. Bien que le fruit de leur civilisation soit toujours à porté de main, ils sont incapable de savoir ce que tout cela représente. Ils ne se souvient pas même de comment parler ou se procurer de la nourriture. Il est de retour à la case départ. Redevenu à l’état primitif dans un décor moderne.

S’il pose des questions intéressantes, le scénario ne donne pas pour autant de réponses. Et, ce n’est pas parce que l’histoire nous donne envie de philosopher, qu’il faut s’attendre à un film avec de soporifiques questionnements sur la nature de l’homme. Rien de tout cela. Quelques scènes un peu plus « introspectives » sont présentes, mais la réflexion n’y est jamais poussé très loin et les moments d’action prévalent.

Le film reste léger, agréable et dynamique. Libre à chacun de sauter sur l’opportunité pour réfléchir aux questions qu’il pose ou de simplement profiter de l’action.

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