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La Befana vien di notte

La Befana vien di notte con le scartpe tutte rotte… Je ne sais pas combien de fois j’ai chanté cette contine. Enfant je croyait dur comme fer à la légende de la Befana. La connaissez-vous ? La Befana est une sorte de sorcière, tout moins elle est représenté tout comme : une vieille dame chevauchant un balais avec des vieux vêtements tout rapiécé et des chaussures toutes cassées… La nuit du 5 au 6 janvier elle s’introduit dans les maisons en passant par la cheminé, tout comme le père Noël quelques jours plus tôt, pour glisser quelques surprises dans les bas qu’on a pris soin de laisser avant de se coucher. Mais attention, la Befana n’est pas si gentille que ça ! Aux enfants qui n’ont pas été sages elle ne laisse que du charbon, des cailloux et des patates ! Et comme on est tous un peu sages et un peu malandrins, chacun aura son lot de cailloux, ses petits bonbons et pour les plus petits des petits jouets. C’est une fête traditionnel en Italie et les vacances ne s’achèvent qu’après l’épiphanie. Enfants nous ne rations jamais cette fête qui se déroulais généralement chez ma grand-mère. Grands et petits, tous avaient droit un un bas bien garni. Tout au fond la traditionnelle orange ou mandarine, puis, empaqueté dans du papiers journal, des petites surprises bonnes et mauvaises. Et bien sûr l’immanquable charbon de sucre pour la blague.

C’est une très jolie façon de terminer les fêtes. Maintenant que nous sommes en France, la traditionnel galette des rois à remplacé la Befana. Et si cette année je reprenais le flambeau et que je préparais une Befana chez moi ? Je vais revêtir mon plus bel habit de sorcière et préparer quelques sucreries 😉

filastrocca :

Zitti, zitti, presto a letto! La Befana é qui sul tetto,
sta guardando dal camino se già dorme ogni bambino,
se la calza é bene appesa, se la luce é ancora accesa!

Quando scende, appena é sola, correte sotto le lenzuola!
Siete stati sempre buoni? Lei vi porta tanti doni
Siete stati cattivoni? Porta solo dei carboni!

Pour en savoir plus sur cette fête je vous invite à lire La légendaire Béfana chez Laurette (mais pourquoi tu met un accent !! :p )

Pour les italophones Massimo Troisi et ses souvenirs de la Befana 😀

Et une petite chanson qui ne date pas d’hier 🙂


tradition
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Geo Histoire : Florence et les Médicis

C’est peut-être étrange d’écrire un article sur une revue, mais j’ai pris tant de plaisir à lire le Geo Histoire n°23 dédié à la famille Médicis que j’avais envie de partager.

J’ai trouvé la lecture de ce numéro passionnante. Non seulement c’est écrit de façon a ne jamais être ennuyeux mais en plus j’y ai appris pleins de chose sur les Médicis mais aussi sur les nombreux artistes de la Renaissance Florentine que la famille pris sous son aile.

Les article ne suivent pas toujours un ordre chronologique et il est parfois un peu difficile de s’y retrouver (ils portent tous les mêmes prénoms !) mais un petits cahier pédagogique à la fin fournis un arbre généalogique détaillé qui permet de s’y retrouver.

La thématique est exploré 14 article plus un cahier pédagogique, de quoi satisfaire les plus curieux.

Le premier article, Ce que Florence doit aux Médicis, nous met dans l’ambiance avec de magnifiques œuvres d’artistes de la Renaissance florentine tel que  Botticelli, Michel-Ange, Michelozzo di Bartolomeo, Brunelleschi… A travers ces exemples on plonge dans l’ambiance d’une Florence capitale des Arts, ce qui ne peut que donner envie de prendre le premier avion direction le centre ville et ses musés .

#botticelli par lui-même. C’est qu’il était plutôt bel homme 🙂

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Botticelli, c’est la première fois que je vois à quoi il ressemble ^^ Plutôt bel-homme vous ne trouvez pas ?

On poursuit la découvert avec un entretien avec Jean-Yves Bouriaud : Machiavel inspire encore les politiques. Un entretient très intéressant qui donne envie de lire le bouquin de Bourriaud, Machiavel aux éditions Perrin. Je savais qui était Machiavel, en revanche j’ignorais qu’il était florentin.

On me dit souvent que je suis machiavélique. Je crois que c’est vrai. 🙂 #machiavelli

Une photo publiée par Bidib Ma Petite Médiathèque (@bidibmpm) le

Je dois avoir quelques part son Prince qu’il faut que je relise.

L’article suivant est très instructif : Au commencement était la banque. Si je connais la famille Médicis pour son influence sur la cité de Florence, j’ignorait comment ils étaient arrivés au pouvoir. J’étais persuadée qu’il s’agissait d’une vieille famille noble. Il n’en est rien. C’est l’argent (et beaucoup de talent diplomatique et politique) qui a amené les Médicis à gouverner la cité de Florence. Leur fortune commence avec la création d’une banque par Jean de Médicis, dit Bicci, en 1397.

Bicci par Agnolo Bronzino

Nouveau cahier d’artistes avec L’âge d’or de l’art florentin, car si la famille Médicis a beaucoup d’argent elle n’hésite pas à en dépenses pour entretenir les meilleurs artistes de l’époque. On retrouve ici quelques œuvres décryptées. Botticelli, Antonio del Pollaio, Ghirlandaio, Verocchio, Filippo Lippi, et Michel-Ange sont de la partie.

Je savais que Da Vinci était un grand artiste, je ne savais pas qu’il était beau gosse !

Suite logique, après avoir parlé de quelques artistes et de leur œuvres, on a un portrait de Laurent le Magnifique, l’un des plus grand mécène de son époque.

Laurent le Magnifique par Verrocchio (1480)

Le surnom de Magnifique n’a rien à voir avec la beauté, cela signifie « celui qui fait de grandes choses ». Et si Laurent n’était pas vraiment beau, il aimait beaucoup le beau. Non seulement il entretiens des artiste mais il leur passe beaucoup de commande pour sa collection privé comme pour la ville.

On continue avec un petit focus de seulement 2 pages sur Léonard de Vinci, pas assez pour en apprendre beaucoup sur lui mais suffisamment pour vous donner l’eau à la bouche. J’aimerais lire un livre sur sa vie. Vous avez des conseils ?

Continuons à explorer la famille Médicis avec A la conquête du Vatican et les 2 papes Médicis. Pas vraiment de super papes ! Plus intéressés par le pouvoir et l’argent que par la conduite spirituelle de l’église… C’est d’ailleurs au talent diplomatique de Léon X qu’on doit la division des chrétien entre catholiques et protestant. Tout commence avec l’excommunication de Martin Luther qui avait protesté contre le commerce des indulgences (rémission des péchés en échange d’argent). Clément VII en rajoute une couche en excommuniant Henri VIII, roi d’Angleterre, nouveau schisme en vue.

Léon X par Raphaël

Quittons Rome pour retourner à Florence. Sous le joug du fou de Dieu, où comment Florence tombe sous l’influence de Savonarole, un dangereux fanatique.

Nous revenons ensuite aux Médicis avec A mort les Conjurés ! où l’on nous raconte comment Laurent (pas encore Magnifique) échappe à un complot dans lequel son frère trouve la mort et la répression sanglante qui suivra la conjuration des Pazzi.

Pour rester sur une thématique sanglante suivra un bref portrait de Jean des bandes noires, le seul Médicis qui se distinguera en tant que guerrier.

L’Italie au XV siècle

Avec Ils ont changé le monde ! Ce sont les scientifiques qui trouvent protection chez Médicis : André Vésale, Filippo Brunelleschi, Paolo Toscanelli, Galileo Galiei… Puis nous découvrirons un livre qui amorce une ère nouvelle : De la nature de Lucrèce (50 avant J.C.) redécouvert au XV siècle par un certain Poggio Bracciolini.

Pour la petite anecdote j’ai passé mon enfance dans un village toscan nommé Terranuova Bracciolini qui se trouve être la ville natale de Poggio. J’ai parfois le sentiment que le monde est vraiment petit ! Le Terranuova de mes souvenir ne garde rien de cette époque, ce n’était pas un village très joli…

vue de Terranuova Bracciolini

Et Florence perdit son âme… Déclin de la famille Médicis et du rayonnement de Florence. La branche cadette de la famille Médicis prends les rennes de Florence et c’est le début de la fin.

Petit portrait de Lorenzaccio qui inspira une pièce de Musset.

affiche de 1896 de Mucha, Sarah Bernhardt dans le rôle de Lorenzaccio

On fini avec un petit cabinet de curiosité : collection d’objets d’art que la dernière des Médicis légua à la ville.

La revue conclue son très beau dossier avec un cahier pédagogique : Les clé pour comprendre. Frise chronologique, arbre généalogiques et portrait.

vue de Florence, il Duomo à droite et le Palazzo Vecchio à gauche

Si vous aussi vous voulais en savoir d’avantage sur l’age d’or de la cité florentine, courrez vite chez le marchand de journaux, le numéro est encore en kiosque.


Florence et sa Renaissance vous intéressent ? A lire aussi Arte, un manga à la Renaissance et La conspiration des miroirs


 

 

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