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La chambre voisine

C’est un roman qu’on a choisi pour moi, pour l’escale belge de mon challenge L’Union Européenne en 28 livres. Je ne connaissez pas l’auteur, je ne savais rien de l’histoire.

Le premier chapitre m’a laissé assez indifférente, ne sachant pas trop ce que l’auteur voulait raconter, je n’ai pas accroché à l’entrée en matière. Néanmoins je décidais de poursuivre un peu plus loin la lecture. Dès le deuxième chapitre, le mystère s’installe. A partir de là j’étais prise par cette histoire d’une famille brisée par de mystérieux drame. Que s’est-il passé ? Que se cache derrière ce drame ? En lisant j’avais l’impression qu’au lieu de voir le mystère s’élucider, il ne faisait que s’assombrir, se complexifier.

Pourtant quand le dénuent arrive enfin, j’ai éprouvé une certaine frustration : tout ce que j’avais pressenti dès le départ était là, j’ai pas pu m’empêcher de lâcher un “quoi ?! C’est tout ?”

Ce livre ne m’aura pas particulièrement marqué ni par son style, très classique, ni par son histoire mais il reste une très bonne lecture, prenante, qu’on a pas envie de lâcher. Une fois le premier chapitre passé je n’ai plus quitté ce livre jusqu’à la dernière page.

escale belge
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Trois langues dans ma bouche

Trois langues dans sa bouche, six dans la mienne. Il n’en fallait pas plus pour que j’ai envie de lire ce roman, le premier de Frédéric Aribit que j’ai lu grâce à la dernière Masse Critique (j’en profite pour remercier Babelio et Belfond, l’éditeur).

Trois langues dans ma bouche il n’en a pas fallu plus pour les sourires entendu du contrôleur lisant le titre du livre posé sur la tablette pendant que je fouille mon sac à la recherche de mon titre de transport. Trois langues dans ma bouche suis-je donc si naïve que pas un seul instant le titre n’a évoqué en moi ces images qui ont fait sourire le contrôleur ?

Les langues de Frédérique Aribit sont le basque, langue maternelle « morte dans sa bouche et recrachée ». Puis il y a le français. Langue adroitement utilisée, avec laquelle l’auteur joue à m’en faire perdre mon latin !

Trois langues dans ma bouche fiction, autofiction, vécu ? Je ne sais pas mais chaque mot sonne vrai. Je me suis identifié à ce « je » qui nous parle. Qui vagabonde plus qu’il ne raconte. Je m’identifie car certains points communs nous rapprochent : l’enfance à la campagne, les langues qui se croisent et décroisent, se marient et finalement se séparent… Le deuil aussi, peut-être. Pas seulement le deuil des gens aimés qui nous quittent, mais celui de la perte de cette langue primitive qui a vu naître nos premiers mots et qui nous quitte. Les point communs que je partage avec « je » sont pourtant aussi nombreux que nos différences.

Dans le flot de paroles déversées chapitre après chapitre dans un foutoirs qui passe du coq à l’âne, du basque au français, de l’enfance au présent j’ai parfois cru perdre le fil. Pourtant il y en a un de fil ! Et il nous tiens, me tient. Je l’ai suivi, exploré souvenir après souvenir, idée après idées, la conscience et peut-être même l’inconscience de « je ». Que la suite d’idée ne soit pas logique importe peu, est-ce que notre pensée suit toujours le chemin de la logique ? Ne se perd-t-elle pas dans les recoin de notre cerveau, dans la forêt de nos souvenirs ?

C’est peut-être en cela que je me suis reconnue : un bouillonnement d’idées et de souvenir qui émergent sans crier gare dans l’océan de notre conscience.

Le style très particulier, pas toujours facile à suivre, renforce ce sentiment de plongée abyssale dans la pensée du protagoniste. Les phrases sont très longues et les points sont presque inexistants. On plonge, on retiens son souffle, on s’enfonce, on peut plus respirer, arriverons nous au bout, ça y est on est perdu et… ouf ! J’ai compris. J’ai compris ? Pas sûr, mais j’ai ressenti.

Un style étrange auquel je ne suis pas habituée qui m’a parfois troublé, parfois perdu, mais qui finalement m’a séduite. Je ressors de cette lecture ravie. Je fini à peine le roman. Il va va maintenant falloir le digérer. Et j’ai le sentiment qu’il m’en restera quelque chose, pas seulement le souvenir une bonne lecture.

 Mais si je dois être tout à fait honnête, à la lecture de ce roman j’ai éprouvé du plaisir, de l’intérêt mais aussi de la jalousie ! Aribit semble trop érudit pour moi. Les nombreuses références je ne les ai pas toutes comprises. Et les mots savant qui parsèment le texte, je ne les ai pas mieux compris que les citations en basque ! Pourtant je n’ai pas eu le sentiment (comme ça m’arrive souvent quand je lis des auteurs français) qu’il étale son savoir. Cela à plutôt éveillé ma curiosité.

Là il est temps que j’arrête mes bavardages pour laisser parler le texte de lui même. J’ai choisit un extrait que je trouve très représentatif du style :

Les matraques se mirent à pleuvoir sur les cheveux long, brun, blond ou blanc, averse de cailloux réglementaires sur crânes nus, belle bastonnade bleue, et ça cognait de tous côté alors qu’on ouvrait les portes pour faire dégager tout le monde, Erik m’avait attrapé le bras tandis que j’essayais de me protéger la tête devant les premiers flics qui approchaient, leur bâtons luisants à la main, il m’entraîna vers la sortie en esquivant les coup qui pleuvaient, haie d’honneur barbare, de part et d’autre de la double porte, mais j’eus le temps de voir cette femme, elle était coincée entre l’un des battants de la porte ouverte et le mur, sans doute elle avait cherché la sortie et deux flics l’avaient stoppée net dans cet étroit corridor, quel âge avait-elle je ne sais pas, plus vieille qu’Amitxi en tout cas, oui, était-ce la grand-mère de Pantoxoa, son visage ruisselait de sang sous les coups des deux représentants des forces de l’ordre casqué, bottés, gantés de cuir, qui n’avaient pas de grand-mère, n’en avaient jamais eu, n’en auraient plus jamais, et elle qui hurlait pleurait se débattait devant leur équipements, leurs heures d’entraînement, leur fière soldatesque indifférente et tous camps confondus qui avait déjà emmuré Antigone et allait bientôt violer Nawal Marwan, le sang coulait entre ses yeux et sa bouche, les coups n’en finissaient pas de tomber dans la cohue ahurie, ils visaient maintenant le bas-ventre, frappant consciencieusement, de haut en bas, de bas en haut, comme sur les schémas du manuel, comme sur les mannequins en plastique du stage de perfectionnement, de bas en haut, de haut en bas, et de toute la force légale de leurs bras d’hommes légaux au beau milieu des cris et du tumulte, mais Erik me poussa une dernière fois et enfin je.


Le coin des curieux :

Ah ! ça fessait un moment que je n’avais pas pris le temps de m’offrir un petit coin pour les curieux de mon espèce. Dans le livre il y a tant de choses qui mériterais de figurer ici. Tant de mots, tant de références… Je me contenterais de partager quelques basqueries découvertes grâce à cette lecture.

Txalaparta

Ce qui suivent ce blog connaissent mon goût pour la musique du monde, alors quand il a été question d’un instrument de musique basque j’ai tout de suite eu envie de savoir à quoi ressemble cet instrument.

La txalaparta est une sorte de xylophone en bois qui se joue à deux en tapant sur les planches de bois avec des sortes de pilons.

J’ai cherché quelques vidéo et je suis tombé sur un duo assez bleffant. J’ai visionné bien d’autres vidéo où le résultat final relevait bien plus de la cacophonie que de la musique mais ici j’aime beaucoup !

Bertsulari

Pour savoir ce que c’est, je vous laisse regarder cette vidéo qui explique plutôt bien 🙂

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L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

Je n’ai pas l’habitude d’acheter les romans dès leur sortie, généralement j’attend de les voir en format poche. Je préfères. Mais là, challenge 1% aidant, je n’ai pas pu résister au tout nouveau Haruki Murakami. Si ma première rencontre avec cet auteur à été un peu ardue (je n’ai jamais fini le premier tome de 19Q4), les deux romans que j’ai lu après (La ballade de l’impossible, Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil) m’ont procuré beaucoup de plaisir. Ceci dit, j’ai un rapport étrange avec ses livres. J’aimais l’histoire de 19Q4 mais je n’ai pas réussi à le finir. Je n’aimais ni l’histoire, ni les personnages de ces deux autres romans pourtant je les ai dévorés. Il y a dans sa façon d’écrire quelque chose qui me captive et qui fait que je continue à lire malgré l’antipathie que j’éprouve pour les personnages.

Fort de cette expérience étrange, j’étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman et de savoir quel effet il aurait sur moi.

Avant d’aller plus loin, quelques mots sur l’histoire de L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage.

Tsukuru Tazaki s’était lié d’une très forte amitié avec 4 autres jeunes lycéens. Durant leurs années de lycée, les 5 amis étaient inséparables, formant un groupe très harmonieux. Mais alors qu’après le lycée il quitte sa ville natale pour aller étudier à Tokyo, ses amis décident brusquement, et sans préavis, de couper les ponts avec lui. Il ne veulent plus ni le voir, ni lui parler. Le choc est brutal. Tsukuru sombre dans la dépression et fricote avec la mort. Mais la vie continue. Et il reprend le dessus, même si au fond de lui la blessure est toujours ouverte. Il a 38 ans quand il rencontre Sara. Pour la première fois de sa vie il pense être amoureux. Sara veut qu’il fasse le ménage dans son passé et qu’il retrouve ses amis pour comprendre ce qui a pu se passer.

Comme à son habitude, Murakami ne suit pas un fil chronologique. On passe d’une période de la vie de Tsukuru à une autre. Du passé au présent. D’un passé lointain à un passé plus récent. Si au début on peut se sentir un peu perdu dans ces bonds temporels, très vite on s’habitue. Et dès les premières phrases du chapitre on comprend dans quelle période on se situe. Murakami arrive à très bien maîtrises ces allées-retours dans la vie de son personnage. Et si j’en ai quelque fois éprouvé de la frustration (on veut savoir ce qui va se passer après telle conversation, et nous voilà propulsé des années en arrière, bien loin de la conversation qui a eu lieu au chapitre précédent), cette distorsion temporelle permet d’éviter l’ennui. Car la vie de Tsukuru n’est pas vraiment palpitante. Traumatisante pour lui certes, mais très banale dans son déroulement. Il se lève, il mange, il travaille… Il vit. Ou plutôt il survit dans un monde hostile. Seul. Presque. Ce qui sauve Tsuzuku, c’est son caractère mais aussi ses rencontres. Il n’est finalement pas aussi solitaire qu’il le crois. L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage nous compte comment un homme profondément blessé, continue de vivre.

Si l’amour joue toujours ici un rôle important, contrairement à La balade de l’impossible et Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil l’amour n’est pas le personnage principal du récit. Ce qui fait que ce roman a eu plus d’impacte sur moi que les précédents. Dans les deux autres livres, j’avais aimé le style mais détesté les personnages, ici j’ai aimé Tsukuru.

Pourquoi ? Peut-être parce que Tsukuru Tazaki c’est moi. Je me suis beaucoup identifié à ce personnage au point de parfois perdre le fil du recit et me retrouver dans celui de ma propres vie. Il m’a fallu quelques chapitre pour vraiment entrer dans la vie de Tsukuru et oublier à quel point il me ressemble. C’est sans doute cette ressemblance qui m’a permis de tout de suite ressentir de l’empathie pour Tsukuru. Je voulais le connaitre. En cela, j’aime tout particulièrement l’écriture de Murakami qui nous fait pénétrer au plus profond de l’intimité de ses personnages. C’est cette intimité qui se crée au fil du récit entre le personnage et le lecteur qui me rend accro à ses livres. Mais dans les précédents romans j’éprouvais une certaine antipathie pour les personnages principaux, peut-être à cause de leur excès de romantisme. Tout comme Tsukuru, les personnages des 2 autres romans cités plus haut avancent dans les brouillard, entre la vie et la mort, entre le rêve et la réalité. Il sont comme en marge de la vie, en marge de la société dont le rythme ou la strucutre ne leur convient pas. Cette vision border-line me fait entrer en empathie avec eux, mais l’Amour est trop présent, trop oppressant. Dans L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, l’amour est là, et il est salvateur. Mais il est plus discret. Tsukuru est un solitaire, du moins c’est ce dont il s’est persuadé. Alors l’amour c’est pas pour lui. Mais finalement il se laisse apprivoiser par ce sentiment nouveau. Ce cheminement progressif vers l’amour m’a touché, bien plus que l’amour dévorant et dévastateur des précédents romans.

Bref j’ai adoré ce roman, j’ai éprouvé beaucoup d’affection pour son personnage. Et, contrairement aux deux autres j’ai trouvé ce livre très positif. Il y a de la tristesse et de la solitude, mais il y a une force positive qui pousse à aller de l’avant, à garder les yeux ouvert et à se laisser apprivoiser par l’amour. Est-ce ce roman, ou moi qui devient plus romantique ? Je ne pourrais pas trancher. En tout cas ce roman est indéniablement un coup de cœur de cette rentrée littéraire 2014, que je ne regrette pas un instant. 

LIRE UN EXTRAIT


Le coin des curieux :

Ah! mais ça fait une éternité que j’ai pas fait un petit coin pour les curieux 😉

Comme je l’exprimais dans la chronique sur La balade de l’impossible, une détail qui m’a tout de suite marqué chez Murakami, c’est l’omniprésence de la musique dans ses récit. Celle-ci venant même s’immiscer dans les titres de ses romans. C’est le cas ici, les années de pèlerinage fait référence aux Années de pèlerinage de Liszt. Un disque que Tsukuru écoute à plusieurs reprises dans le livre.

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Hors-service ~ Solja Krapu

Pour la deuxième étape de mon tours d’Europe, je m’arrête, le temps d’un roman, en Suède. Et ce voyage je le fait en compagnie de Solja Krapu.

L’histoire :

Eva-Lena est professeur d’anglais et de suédois au collège. Mariée, 3 enfants, un jolis pavillon en banlieue… Elle a tout pour être heureuse. Mais l’est-elle réellement ?

Un vendredi soir, elle se rend au collège pour faire des photocopies, histoire de s’avancer pour lundi… Sauf que la porte du cagibi ne s’ouvre plus ! On est vendredi soir, le collège est désert. Il n’y aura personne avant lundi matin ! Quelqu’un va venir la sauver, Eva-Lena en est convaincu, du moins au début. Mais le temps passe et personne ne vient. Ce huis clos forcé avec elle-même va être l’occasion de faire le point sur sa vie.

L’auteur :

Suédoise d’origine finlandaise, née en 1960, Solja Krapu est auteur de livres pour enfants et poétesse, un des pilier du mouvement de poésie slam en Suède.

édition Gaïa

Alors, ça donne quoi ?

Je ne connaissez absolument pas cette auteure, il faut dire que moi la littératures scandinave, je ne m’y intéresse pas vraiment. C’est en cherchant (avec l’aide de Yomu-chan) des titres pour le challenge l’Union Européenne en 28 livres que je suis tombée sur ce titre. Le pitch semblait amusant, alors pourquoi pas ?

Et bien, autant vous le dire tout de suite : j’ai adoré ! Rien que pour avoir découvert ce livre je suis heureuse de m’être inscrite à ce challenge (j’en profite au passage pour remercier l’équipe de Have a break, have a book à l’origine du challenge). C’est pour découvrir des livres que sans ça je n’aurais jamais lu que j’ai eu envie d’y participer. Et là je suis pleinement satisfaite. Non seulement j’ai décuvent un auteur que je ne connaissez absolument pas, mais en plus je suis tombée sous son charme. Dommage qu’il y ai pas d’autres livres d’elle disponibles en français… (ça c’est un petit message subliminal pour son éditeur français, les éditions Gaïa, deuxième livre que je découvre chez eux, deuxième bonne surprise !)

Mais revenons à nos moutons ! Je ne veux pas trop m’emballer, en dire trop de bien, de peur qu’après vous soyez déçu. Chaque livre est un dialogue personnel et peut-être ne parlera-t-il pas à tout le monde comme il m’a parlé.

En dehors de intrigue, qui est concasse faut l’admettre, ce que j’ai beaucoup aimé c’est le style. Très vivant, très dynamique. Pas un instant on ne s’ennuie, alors même qu’on ne nous raconte rien de bien passionnant. Ici tout est dans l’art de raconter. Au début j’était un peu déstabilisée car on change régulièrement de point de vue. Eva-Lena nous parle à la première personne (ou plutôt elle se parle) puis c’est au tour d’un narrateur subjectif de nos raconter tel ou tel événement vu par tel ou tel autre personnage (même si Eva-Lena reste le pivot principal du récit). Si l’auteure joue avec les points de vues, elle joue aussi avec le temps. Le récit ne suis pas un ordre chronologique, il fait des bonds en avant et en arrière sans toujours nous indiquer à quel moment la scène se déroule. C’est à nous de e déduire en fonction de ce qui est dit. C’est ces allés-retours, ces changements qui rendent le récit dynamique et intéressant.

Prise au piège dans le local de la photocopieuse, Eva-Lena est en quelques sorte forcé à l’introspection. Mais son dialogue avec elle-même est entrecoupé de différentes scène qui nous amènent à comprendre petit à petit comment elle en est arrivé là (dans ce cagibi, mais surtout dans cet état d’esprit).

Eva-Lena est un personnage attachant, un peu pathétique, mais attachant. Par certains aspect je me suis identifié à elle et j’éprouvé de l’affection pour cette femme si intransigeante avec elle-même. Son amie Aurora est envoûtante, sympathique, dynamique et joviale, une amie comme on aimerait en avoir. Les hommes sont plus effacé, présent surtout par ceux qu’ils inspirent aux femmes.

Les élèves du collège occupent également une place important dans ce récit qui nous parle beaucoup du métier d’enseignant. Une réflexion intéressante sur leur rôle, mais aussi sur leur façon de vivre ce rôle se cache derrière les mésaventures d’Eva-Lena.

Que dire de plus. Un très bon roman, comme je les aime. Avec une langue vivante qui ne s’embarrasse pas du superflu, un bon rythme, des personnages sympa… Bref j’ai fait un super voyage et je suis prête à remettre ça !

Bonne route à tous et à bientôt pour une nouvelle étape

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La première étape du voyage : République Tchéque avec Lettre au père de Kafka

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Suède
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Saudade ~ Jean-Paul Delfino

Ce roman nous amène dans le Brésil du XIX. L’ambiantation est bien détaillé, très détaillé. Trop détaillé ! Je dois l’avouer, finir ce livre m’ a coûté. Parfois les trop longues descriptions et la langue ampoulé me donnaient envie de le refermer, définitivement ! Mais, obstinément, j’ai tourné les pages et en le refermant après avoir lu sa dernière page je n’avais pas de regret. Il n’y a pas à dire, ce livre est trop long et bien des passages auraient pu être éliminé, mais j’ai pris du plaisir à sa lecture.

Abstraction faite de ces longues envolées descriptives où plus de deux pages sont nécessaires pour décrire le bruit de la rue, où les description architecturales tombent sur une scène d’action comme un cheveu sur la soupe, j’ai aimé le fond. J’ai aimé les personnages et découvrir l’Histoire du pays à travers leurs destins croisés. Je me suis vite attaché à Marina et Chico Zumbi, à la grosse Rosa, à Don Pedro II, dernier empereur du Brésil. Je me suis attaché à ce Brésil du XIX siècle en pleine métamorphose.

Pour conclure, un livre intéressant, avec de bon personnages, mais qui aurait mérité d’être délesté d’une bonne centaine de pages.

challenge lecture aux couleurs du brésil
catégorie : livre qui nous parle du Brésil

Jean-Paule Delfino, Saudade, Le Passage, 2014

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Divergente ~ T1

Voilà un livre que je m’attendais pas à lire. C’était un matin, 6h30, tout à coup je me rends compte que je n’ai rien prévu à lire pour le train. Je monte quatre à quatre les marches menant aux chambres et à ma bibliothèque. Une idée, vite ! Et là, j’entrevois, posé sur une marche, les deux tomes de Divergente. Roman dont A-chan m’a parlé avec beaucoup d’enthousiasme. Bien que son résumé m’ai spoilé toute l’intrigue, son enthousiasme a piqué ma curiosité. C’est décidé, je lui pique le tome 1.

Je connais déjà l’histoire, et pourtant, au bout de quelques pages je suis prise par le récit et je n’en décollerais pas avant la fin.

L’histoire :

Dans un futur post-apocalyptique, la société connait une nouvelle organisation. Les humains sont séparé en 5 factions : les Altruistes, les Audacieux, les Érudit, les Fraternels et les Sincères. Au sein de chaque faction une qualité humaine est érigé en mode de vie. Chez les Altruistes c’est le don de soi, chez les Audacieux le courage et ainsi de suite. Chaque faction occupe un rôle précis dans la société.

Béatrice est née chez les Altruistes, elle a 16 ans et va passer, comme tous ceux âgé de 16 ans, le test d’aptitude. Après le test chaque jeune va choisir dans quelle faction il passera le reste de sa vie. Mais voilà, le test de Béatrice ne se passe pas comme il aurait du. Elle est divergente. Une force mais aussi un danger pour elle.

Couverture de la vertion originale

L’histoire est très bien menée et l’écriture de Veronica Roth, dynamique, nous entraîne dans cet univers futuriste où très vite on se sent chez soi. Sans explications ennuyeuses, Roth sait créer un décor qui se dessine à coup de description rapides. On est dans le contexte, d’emblée, plongé dans la vie de l’héroïne. La narration à la première personne nous aide à nous identifier plus facilement à elle.

Tris à un fort caractère, une grande détermination et courage force le respect. Son côté ado en proie aux premiers émois amoureux me fait légèrement sourire, mais je n’oublie pas que le roman ne s’adresse pas à moi, mais à des jeunes filles de son âge qui sans doute connaissent les mêmes émotions.

L’équilibre entre action, sentiments et introspection est harmonieux, pas un seul instant je ne me suis ennuyé. Je m’en étonne d’autant plus que je sais déjà ce qui va se passer (y compris dans le tome 2). Je me suis laissé prendre au jeu, et  plus que sur ce qui va se passer, je me concentre sur comment Tris va réagir, éprouvant excitation et curiosité, enchaînant page après page sans même y penser. Et me voilà déjà à la fin ! Tant de choses se sont passé depuis le test d’aptitude de Béatrice, et tant d’autres l’attendent. Moi, en refermant le livre, je n’avais qu’une idée en tête : lire la suite.

Divergente, tome 1

Veronica Roth

Nathan

2012

Veronica Roth

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La conspiration des miroirs

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La conspiration des miroirs

Giulio Leoni

traduit par Nathalie Bauer

éditions 10-18

Collection Grand détective

2008

Quatrième de couverture :

Août 1300. Dans un marais proche de Florence, un bateau de guerre est échoué sur la rive de l’Arno. À son bord, les marins semblent pétrifiés, saisis par la mort. Dans la cabine du capitaine, trois Sarrasins, à l’évidence empoisonnés. À leurs pieds, un engin mécanique en morceaux, et un parchemin indéchiffrable… En qualité de prieur de la ville, Dante est mandaté sur les lieux de cette scène étrange. Les indices s’accumulent, les pistes se multiplient, plongeant le poète dans des abîmes de perplexité. Que signifie ce motif octogonal qui revient sans cesse, tracé sur des parchemins ? Quelle est cette énigmatique machine qui semble obséder tout ce que l’Italie de la Renaissance compte de savants ? Et pourquoi le nom de l’empereur Frédéric II, dont la rumeur dit qu’il aurait été empoisonné, est-il mêlé à cette affaire ? Ce que Dante ignore, c’est qu’il vient de mettre le doigt dans un engrenage fatal, un complot impliquant les plus grandes figures du pouvoir florentin…

Mon avis :

L’intérêt de ce livre réside avant tout dans son ambiantation : Dante et la Florence du Moyen-Age. L’intrigue est, quant à elle, trop complexe, trop mystérieuse, trop métaphysique. Bref, j’y ai pas compris grand chose et elle n’a pas vraiment stimulé ma curiosité.

Le style a également la lourdeur de l’intrigue. C’est beau, c’est poétique mais c’est un peu trop pesant parfois. Si ce n’avait pas été Dante ou Florence, je n’aurais sans doute pas poussé la lecture jusqu’à la dernière page ! Cela ne m’a pas empêché d’apprécier quelques tournures remarquables dont Leoni fleuri son texte.

On aurait dit qu’ils s’étaient donné rendez-vous dans l’attente d’un dernier pèlerin. Or c’était la Mort, la plus indésirable des hôtes, qui les avait rejoint. À moins qu’elle ne les eût précédés, sa face macabre dissimulé sous le visage de l’un d’entre eux, s’apprêtant à prendre la barre de leur vies dans cette tour délabrée comme elle l’avait fait un peu plus tôt sur le navire des trépassés.

Fouiller dans les livres d’autrui n’équivalait-il pas à fouiller dans son âme?

Mon incompréhension de l’intrigue vient sans doute de mon ignorance. Je n’ai que quelques vagues souvenir datant du collège sur l’histoire de l’Italie moyenâgeuse. Si ce livre m’a donné envie d’en savoir plus, je regrette qu’il n’ai pas su se mettre à la porté de tous par quelques notes en bas de page ou un petit lexique.


Le coin des curieux :

J’ai du me constituer un petit lexique pour mieux comprendre. Afin de vous éviter cette peine je partage donc le fruit de mon labeur.

Prieur

Dans le roman, on découvre que Dante est prieur de la ville de Florence. Je connaissais ce mot que j’associait à la hiérarchie des ordres religieux catholiques. Mais qu’est-ce que tout cela avait à voir avec Dante ? Et pourquoi « les prieurs de Florence » ?

Et bien voilà, si le terme désigne bien une distinction dans la hiérarchie religieuse, il est aussi utilisé au Moyen Age, dans de nombreuses communes italiennes, notamment à Florence, ville où se déroule l’intrigue. On nommait prieurs les membres du gouvernement de la ville. A Florence Palazzo Vecchio, qui se trouve sur la place de la Seigneurie, était avant nommé Palazzo dei priori.

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Palazzo Vecchio

Barigel

Dante se fait seconder dans ses enquêtes par le barigel et ses soldats. Mais qu’est-ce donc un barigel ? Je ne sais pas vous, mais moi je n’avais jamais entendu ce nom avant. Ce mot vient du latin médiéval et désigne l’officier préposé au service de police dans de nombreuses communes de l’Italie du Moyen Age. C’est le cas à Florence.

Gabelou

Ce mot désigne le douanier qui est chargé de la collecte de la gabelle, impôt sur le sel. Aujourd’hui on l’utilise comme synonyme de douanier.

Guelfes et Gibelins

Les guelfes et les gibelins sont deux faction politiques qui s’opposent dans l’Italie du treizième et quatorzième siècle. D’un côté les guelfes soutiennent le pape, de l’autre les gibelins appuient le pouvoir du Saint-Empire romain germanique.

Afin de mieux comprendre, il faudrait aussi en apprendre plus sur l’empereur Frédéric Ier (Barberousse) ou encore sur le pape Boniface, deux personnages historiques importants auxquels il est fait plusieurs fois allusion. Frédéric Ier se retrouve même au premier plan de l’intrigue, bien que l’histoire se déroule en 1300 et que l’empereur Frédéric soit mort en 1190. Mais là ça demande trop de travail et… j’ai pas envie :p

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Florence en 1300

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Les enfants d’Icare

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Chidhood’s end

Arthur C. Clarke

1954

Traduction de Michel Deutsch

Éditions J’ai lu, 1978

C’est après avoir lu cet article que j’ai eu envie de lire ce roman de Science-Fiction. Bien que l’article disait que le style n’est pas excellent l’histoire me semblait intéressante et j’ai voulu en savoir plus.

Ah! au fait, pour ceux qui auraient cliqué sur le lien, il s’agit d’un article en italien (beaucoup trop long pour que je vous le traduise, désolé).

Alors, ce bouquin, ça parle de quoi ? 

Les hommes sont sur le point d’envoyer leur première fusée sur la lune. Mais, avant que celle-ci n’ai pu prendre son envole, une ombre obscurci le ciel des plus grandes villes du monde.
D’immenses astronefs planent sur touts les principaux centres urbains. Vous pensez tout de suite à Independence Day ? Oui, c’est un peu près ça à la différence aucune attaque ne va émaner de ses puissant vaisseaux. Ils restent là, immobiles, imposant, intouchables et silencieux. Ce n’est qu’après plusieurs mois que les habitants de ces nefs vont se manifester. Ils donnerons des instructions sur la direction que doivent prendre les politiques humaines. Conscients de leur immense infériorité technologique, les hommes n’aurons d’autre choix que d’obéir. C’est d’en haut de leurs nefs, passant par l’intermédiaire du secrétaire général des nations unies que les Suzerains vont donner leur ordres, sans se montrer, et conduire l’humanité vers une ère de paix bien malgré elle. Quel est donc le but de ses extraterrestres ? Pourquoi interviennent-il dans la politique humaine? qu’ont-il a cacher ? C’est sur plus d’un siècle que l’on va suivre l’évolution de l’humanité au contacte des Suzerains.

Au début j’ai trouvé que Tapiroulant (auteur de l’article suscité) était dur avec Arthur C. Clarke. Il n’écris pas si mal, me disais-je. J’avais même noté quelques phrases amusantes…
Oui, c’était au début du roman. L’histoire est intéressante, on a vraiment envie de savoir se qui va se passer. Mais le style est lourd, surtout lors des longs intermèdes explicatifs où Clarke nous donne d’amples détails sur la nouvelle société qui se développe sur terre. Non seulement j’ai trouvé ces passages assommants mais aussi absolument intéressants. Cela n’apporte pas grand chose à l’ensemble du récit.

Autre reproche que je ferais à ce roman, c’est la façon décousue dont avance le récit. Bien sûr, l’histoire se déroulant sur plus de cents ans, les personnages sur lequel on se focalise changent, mais on va parler d’un homme et de son projet à un moment puis, plus rien. On parle de toute à fait autre chose pendants plusieurs chapitres, pour revenir sur lui plus tard, c’est un peu déstabilisant. Car on a envie de le suivre encore un peu et on n’arrive pas à s’intéresser aux nouveaux personnages, on n’accroche pas aux nouveau événements parce qu’on reste sur notre faim concernant les événements précédents.

Malgré ses défauts littéraires, ce livre renferme quelques idées intéressantes. Toutefois j’ai été déçue par l’aspect physique des Suzerains. On en fait tout un mystère et quand enfin on les découvre, ben… j’ai pas trouvé ça très marrant comme hypothèse. Enfin… ce n’est qu’un détail. Des bonnes idées oui, cependant, j’avoue, je me suis forcée à le terminer, tentée que j’ai été plusieurs fois d’abandonner.

Là où je m’interroge, c’est sur la traduction du titre. Oui, encore la traduction ! Que voulez-vous, c’est un sujet qui m’intéresse tout particulièrement. Je disais donc, la traduction du titre en français me laisse perplexe. Le titre n’ai plus rien à voir avec la version originale (Childhood’s end) et surtout j’ai du mal à voir ce que titre  a à voir avec l’ensemble de l’histoire.
Les enfants d’Icare… Qu’est-ce qu’Icare vient faire là-dedans, je me le demande.

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Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil

au sud de la frontière à l'ouest du soleil

Titre original : (国境の南、太陽の西, Kokkyō no minami, taiyō no nishi)

Haruki Murakami (村上 春樹)

1992

2002 pour la traduction française de Corinne Atlan

10/18 domaine étranger

Résumé :

voici ce que dit la quatrième de couverture :

Hajime a connu pour la première fois l’amour en compagnie de la douce Shimamoto-san. Séparé par la vie, il n’a pourtant jamais oublié. aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme ordinaire et s’est construit une vie agréable entre famille et un métier qui lui plaît. Ce fragile équilibre résistera-t-il à ses retrouvailles avec Shimamoto-san?

Heureusement que je ne ai pas lu ce résumé avant de commencer le roman, car il m’aurais ôté toute envie de le lire.

Pourtant c’est vrai. Le livre nous parle de Hajime et de toutes les femmes qui ont marqué sa vie amoureuse. Pas seulement son premier amour, mais les autres aussi. Comment les a-t-il rencontré. Qu’elle était sa relation avec chacune d’elle. Comment leur chemin se sont ensuite écarté. Une histoire de la vie d’un homme somme toute assez ordinaire.

Pourtant, une fois commencé ce roman, je l’ai terminé en très peu de temps. Non pas qu’il y est du suspens, qu’il s’y passe des choses extraordinaire… Mais c’est un de ces livres qui vous font rentrer dans une sorte d’excitation, de fébrilité qui fait qu’on ne veut plus le refermer. Un livre qui vous manque quand la vie vous oblige à le fermer pour vous adonner à d’autre activité.

Pourquoi ai-je aimé ce livre ? L’ai-je vraiment aimé ? Je ne saurais répondre clairement à cette question. Je l’ai dévoré. Il m’a laissé cette drôle de sensation au creux de l’estomac. Pourtant, je n’aime pas particulièrement les histoires d’amour, cela m’ennuie. Et puis, j’ai détesté les personnages. Oui, je n’aime pas ce genre de personnages, à la recherche d’un amour absolu. Je ne sais pas pourquoi je les déteste mais je n’éprouve aucune affection pour eux, aucune compassion.

Mais alors, si l’histoire ne m’intéresse pas particulièrement et que je n’ai aucune affection pour les personnages, pourquoi ai-je lu avec autant d’avidité ce roman ? Sans doute la façon dont Murakami écrit. La façon dont il nous fait pénétrer dans l’intimité de son personnage principal. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, on devient le témoin privilégié de son histoire et on ne peut que l’écouter nous raconter ses amour, ses joies, ses souffrances.

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Ce n’est pas le premier roman de Murakami que je lit. On réalité, on m’a prêté celui-ci alors que je terminais à peine le premier tome de 1Q84 qui m’avait laissé assez perplexe. En effet, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais j’ai eu beaucoup de mal à en venir à bout. Alors que l’histoire m’intéressait. J’ai trouvé qu’il était bien écrit. Mais, une fois refermé, je pouvais rester des jours, voire des semaines sans le rouvrir. Alors qu’il m’a fallu 3 mois pour le terminer. J’ai envie de lire la suite parce que l’intrigue m’intéresse. En somme tout le contraire de Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil.


Le coin des curieux : 

Comme à mon habitude, j’aime bien aller chercher des petit détails qui illustrent les romans (manga, animes…) J’aime savoir de quoi on me parle.

Alors voilà, Murakami insère dans ses histoires beaucoup de musique, si dans 1Q84 ce sont surtout les références à la musiques classique qui m’ont marqué, ici c’est le jazz qui est à l’honneur :

Duke Ellington avec Start-Crossed Lovers

Nat King Cole avec Pretend

Et bien sûr South of the Border, a qui le roman doit une partie de son titre. Si dans le roman cette chanson est chanté par Nat King Cole dans le même album que la précédente, moi j’en ai trouvé aucune version chanté par Nat King Cole. Je vous propose donc la version de Sinatra

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Le vieux fou de dessin

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François Place
aux éditions Folio Junior
Collection Drôle d’aventure
1997
Résumé :
Le jeune Tojiro est un petit vendeur ambulant qui distribue ses gâteaux de riz dans les rues d’Edo. Parmi ses clients il compte un vieux peintre qui lui achète toujours quelques gâteau. Un jour, celui-ci va proposer à Tojiro de le prendre comme commis. Chaque matin il travaillera dans son atelier. En échange, il lui apprendra à lire et écrire. Le vieux peintre n’est autre qu’Hokusaï, le grand maître d’estampes japonaises.
Tout au long de ce court roman pour enfant on découvre les secrets de la fabrication des estampes : on visite l’atelier du graveur, on découvre des anecdotes sur la vie et l’oeuvre du grand maître… et la vie dans les rue d’Edo à la fin du 19° siècle.
Mon avis :
Le langage est très simple, le roman s’adresse aux enfants à partir de 9 ans. Les chapitres sont très cour. Idéal pour les jeunes qui se passionnent pour le Japon et sa culture. Un façon amusante d’en apprendre plus sur Hokusaï et l’art de l’estampe japonaise. Les dessins de François Place, illustrent à la perfection ce récit, transmettant l’ambiance des estampes de l’époque. On y apprends un peu de vocabulaire, de technique, de l’histoire de l’art…
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Conseil dispensé par le vieux peintre à son disciple :
Apprends à regarder en silence, si tu ne veux pas que le bruit chasse devant tes yeux la beauté des choses fragiles…
Un bon conseil pour les petit et les grand !
Le livre à été réédite en 1999. Retrouvez-le sur le site de Gallimard Jeunesse, Folio Junior

Et pour admirer le travail du grand maître, rendez-vous sur le site Bnf – l’estampe japonaise :
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