Archives du mot-clé fantastique

Le protectorat de l’ombrelle ~ by Yomu-chan

Saluuuuuut !

Aujourd’hui on se retrouve pour parler des aventures d’Alexia Tarabotti ! Et bien que l’oeuvre originale soit un roman signé par Gail Carriger moi c’est de la version « manga » que j’ai lu et sur la quelle je vais vous donner mon avis. Si je met le mot « manga » entre guillemets c’est parce que le terme plus approprié pour cette oeuvre serait « roman graphique » ou encore « global manga », mais vu que je suis pas compliquée et que le tome se présente sous la forme d’une bande-dessinée japonaise alors on va pas tergiverser et on va dire manga !

Donc voilà voilà, place au synopsis 😉  L’histoire se déroule dans un Londres aux allures victoriennes. Mais avec quelques détail en plus, à savoir, des vampires, des loup-garous et des fantômes. Et  parmi toutes ces créatures surnaturels il existe notre héroïne, la belle Alexia, une paranaturel. Une quoi ? Et bien une humaine qui rien qu’en le touchant peut rendre n’importe quel surnaturel en tout ce qui à de plus naturel et de mortel.  De là, Alexia se retrouvera embarquée dans des intrigues aux enjeux mortels aux côté de lord Maccon, un beeeauuu loup-garou alfa, et de lord Adelkama, un sympathique vampire gay.

Et voilà en gros le décors dans lequel prennent racines les aventures de la belle Alexia !

J’ai, pour ma part lu les deux premiers tomes, sans âme et sans forme ( et en fait les deux seul sortit en France) et je suis tombée sous le charme de cette série ! Alors pas de panique, si en lisant mon résumé vous avez l’impression de vous retrouver face à face avec un scénario de roman de jeune fille totalement niaise comme twilight ou de je sais pas quoi (désolé pour les fan de ce genre d’ouvrage) bref laissez moi vous dire que vous faites fausse route. En effet Sans âme offre une histoire intéressante, sans trop de dentelle et de boutons de rose. Avec une héroïne adulte et mature, qui sait réfléchir et réagir. Et puis même si malgré tout il nous faut bien une histoire d’amour, celle-ci est juste comme il le fallait, un peu romantique mais pas assez pour pouvoir vomir des arc-en-ciel, et puis pas de chichi sur la nudité ou les baiser langoureux.

Bref, que des bons point pour ma part. Le dessin est joli et colle bien à l’histoire et aux personnages. Personnages qui d’ailleurs sont plein de couleurs et de relief, très attachants pour la plupart. Un univers, agréable qui utilise vampires et loup-garous tout en restant un peu original. Et puis une chouette ambiance qui nous donne envie de d’en savoir plus et donc d’en lire plus ! Un 9/10 pour moi ! A voir si la suite continuera sur la même lancé. En tout cas, je suis très très pressée que le prochain tome sorte parce que vu comment se fini Sans forme … Mon excitation est à son apogée !  Mais je n’en dit pas plus et je vous laisse découvrir comme des grands :p


Global manga

aventurecomédiefantastique,SFVampir

REM 

Gail CARRIGER 


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Un ciel Radieux – Jirô Taniguchi

Kazuhiro, quarantenaire, rentre de l’usine tard dans la nuit. Takuya, 17 ans, se balade à moto. Un moment d’inattention et c’est le crash. Les deux hommes seront amené aux urgences dans un état très grave. Les deux sont dans le coma. L’âme de Kazuhiro n’est pas prête à partir. Il veut retourner auprès de sa femme et de sa fille. Mais alors qu’il reprend le chemin de l’incarnation, ce n’est pas son corps qu’il intégré mais celui du jeune Takuya. La jeunesse de Takuya et la volonté de Kazuhiro le feront se réveiller et miraculeusement récupérer. Mais une fois de retour à la vie, c’est une famille qu’il ne connais pas qui l’accueil. Sa femme et sa fille ont déjà incinéré son corps, mort au moment même où il réintégré le corps de Takuya.

Ainsi commence cette étrange histoire.

Comme dans beaucoup d’autres de ces autres albums, on peut reprocher à Taniguchi un dessin un peu trop uniforme. Heureusement pour nous, ici, les deux personnages ont un grand écart d’âge, il est donc facile de les distinguer. Si ces personnages se ressemblent toujours son dessin a quelque chose de beau, subtile et sobre qui fait du bien. C’est reposant et cela colle parfaitement avec cette histoire.

C’est l’originalité de l’histoire, qui nous parle ainsi de la mort et de se qu’elle implique pour celui qui part mais aussi pour ceux qui restent, qui m’a particulièrement touché. Elle n’est pas particulièrement travaillé. Avec un tel début on aurais pu imaginer plein de choses. Ici cela reste assez basique. Mais c’est touchant et assez bien construit.

Par son passage dans le corps de Takuya, Kazuhiro aura pu partir le cœur léger, sans amener de regret dans sa prochaine vie. Mais c’est aussi grâce à Kazuhiro que Takuya va changer son regard sur sa propre vie. Grâce à cette homme qui lui a emprunté son corps, c’est un nouveau Takuya qui va reprendre sa place.

Finalement, malgré un départ des plus intrigants, l’histoire est simple, et c’est bien en cela qu’elle est touchante. Un beau manga, un beau Taniguchi. Une lecture pour adolescent et adultes que l’on soit amateur de manga où pas.

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Luno – Kei Toume

Une histoire de mort-vivant étrange et originale. J’ai beaucoup aimé le scénario à la fois simple et efficace, qui nous offre une histoire originale sur le thème des morts-vivants, pourtant très commun. Kei Toume l’aborde d’ailleurs dans un autre de ses manga que j’aime beaucoup : Kuro Gane. Ces deux manga sont très différents l’un de l’autre, mais l’un comme l’autre apportentent une touche d’originalité sur un thème surfait.

Dans Luno, les personnages principaux sont deux enfants qui lient immédiatement une très forte amitié. On peu regretter la trop grande rapidité dans la naissance de tel sentiments, mais le format one-shot oblige à quelques raccourci. Du coup, Tito, le jeune garçon solitaire, et Zeta, la jeune fille qui vie sous les ponts deviennent les meilleurs amis du monde alors qu’ils viennent tout juste de se rencontrer. Ils sont même prêt à mourir l’un pour l’autre. Cette exagération enlève du réalisme à l’histoire et surtout aux personnages. Risquer sa vie oui, mais il faut au moins savoir pourquoi. Juste pour une promesse faite à une presque inconnue, aussi jolie soit-elle, c’est un peu exagéré. Exgérés sont aussi les réactions des personnages. On est dans un manga me diriez-vous. Quoi de plus normal ! Ce qui est troublant c’est peut-être l’ambiance très mature qui plane sur ce récit et qui contraste parfois avec les réactions simplistes et enfantines des personnages dans certains passages. Ce décalage on le retrouve souvent, je trouve, dans les manga de Kei Toume. L’ambiance y est toujours pesante et mature, alors que, si on s’attarde sur les details, qu’on pinaille sur tel ou telle expression, on découvre des personnages pas toujours très matures. Enfin, étant donné qu’ici les héros n’ont qu’une douzaine d’années, cela n’est pas vraiment dérangeant.

Au fait j’a du mal à exprimer avec exactitude mon sentiment. J’ai aimé cette histoire, l’ambiance qui s’en dégage et le scénario. Peut-être est-ce justement parce que je l’ai aimé que je resent une certaine frustration. Ce scénario aurait sans doute mérité d’être mieux travaillé, plus approfondi. Une histoire plus longue aurais sans doute laisse le temps à l’auteur de mieux construire ses personnages et leur donner la profondeur qui leur manque. Tout se passe trop vite.

Malgré tout il y a de très jolis passage et quelques répliques particulièrement bien placé. C’est ce que j’aime dans les manga de Kei Toume. Des dialogue très bien tourné.

Côté dessin, on reconnait le trait de l’auteur avec son aspect esquissé, mais ici, il est peut-être plus banal que dans d’autres de ses œuvres. Quant à l’impression, cet album nous offre une couverture cartonné et des planches couleurs (chez Kana). Personellement je me moque bien de la coureture cartoné. J’ai toujours préféré les livres de poche. Et quant au planches couleur… la cloration n’est pas vraiment le point fort de l’auteur. Je préfère, et de loin, ses dessins noir et blanc.

 

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Le clan des Tengu

Aujourd’hui je vais vous parler d’un manga hors du commun : le clan des Tengu de Iô Kuroda.

Résumé :

Shinobu, ressemble à n’importe quelle fille de 20 ans, pourtant elle est une Tengu. Recueillie par le Maître alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille, elle est devenue apprentie Tengu. Avec le Maître elle vagabonde dans les rue de Tokyo, cherchant sa nourriture dans les poubelles. La gloire des Tengu est bien loin…

– Il fut un temps où les Tengu qui vivaient dans les montagnes étaient redoutés et respectés par les hommes d’ici-bas et il n’y avait rien qu’il ne pouvait obtenir.

– oui… autrefois.

Alors que l’immeuble où elle passait la nuit prend feu, Shinobu se retrouve chez elle. Elle frappe à la porte, appelle son frère, mais découvre, horrifié qu’une poupée de boue à pris sa place.

Tu n’es plus chez toi dans ta maison… et nous ne somme plus chez nous dans cette ville. Mais ce ciel est à nous… et désormais il est à toi aussi. Tu es devenue un membre à part entière de notre clan.

C’est ainsi que commence cette série. Pendant les 4 tomes, nous suivons Shinobu qui cherche où est sa place, le Maître, qui veut crée un pays des Tengu pour leur redonner la gloire d’an-temps et d’autres Tengu qui croiseront leur chemin.

Mon avis :

Le dessin aux traits sombres est à la fois stylisé et très expressif. Si au premier abord les planches semblent trop chargé, on s’habitue très vite. A mesure que j’avancé dans ma lecture, je trouvais le dessin de Iô Kuroda de plus en plus beau. Très loin du dessins stéréotypé du manga. On a là quelque chose de très original.

Le scénario est aussi original. L’histoire commence autour d’un cercle réduit de Tengu. Des tengu bien loin de l’image légendaires. Ici, ils ressemblent plus a une bande de marginaux qui vivent au jour le jour, fouillant même les poubelles pour trouver de quoi manger. Ce qui les distingue des simples humains c’est leur capacité à léviter, sortir de leur corps et prendre la forme d’un corbeau et ne jamais vieillir.

Le Maître rêve de la gloire passée et, avec l’aide de ses camarade, il réveille un grand Tengu au grand pouvoir dans l’espoir de faire du Japon le pays des Tengu. Mais le pays qu’il obtient est-ce vraiment ce qu’il désirait ? Est-ce cela être Tengu ?

Shinobu aussi cherche son chemin, sa place. Parmi les humain ou parmi les hommes, qui est-elle vraiment ?

Sous couvert d’une histoire fantastique l’auteur nous fait réfléchir à la société à ses dérive, à notre place, à notre identité, à tous ces personnes qui ne se reconnaissent plus dans les modèles que la société leur propose. Le clan des Tengu c’est une histoire aussi agréable qu’intelligente. On prend vraiment plaisir à lire se manga, une fois entré dans son univers assez singulier. Les personnages sont intéressant. Certains se montrent touchant, d’autres pathétique et le Maître… absolument insupportable. Ils forment une mosaïque très humaine.

   

vous pouvez lire aussi mon avis sur le tome 2 et le tome 4 sur Babelio :

tous les livres sur Babelio.com
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Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi

Ah ! ça fait du bien des vacances ! J’ai enfin le temps de regarder quelques animes. C’est que ça commençait à me manquer !

Histoire de ne pas trop être désorientée, je reprends avec un genre que je connais bien : histoires fantastiques et chasseur de démons s’inspirant du folklore japonais. Aujourd’hui se sera Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi, une série des studios Bones.

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Synopsis :

Edo, ère Tenpô. Ryûdô Yukiatsu, samouraï devenu vagabond, se fait enrôler dans le Bansha Aratamesho, un groupe bien étrange qui, sous les ordre de Ogasawara, débarrasse la ville des Yôi (妖夷), sorte des démons qui s’en prennent aux humains. Ryûdô Yukiatsu possède le pouvoir d’extraire le ayagami de toute chose, autrement dit il peut extraire le vrai nom des chose (sinogramme les représentant) et s’en servir.

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler les ayashi (奇士). La troupe est formée de Ogasawara Hôzaburô, leur chef, jeune samouraï ayant étudié les sciences occidentales et luttant pour le réhabilitation du Rangaku. Edo Genbatsu, prêtre shinto à l’allure féminine. Abi, guerrier des montagnes. Saizô, jeune fille d’un directeur de théâtre travestie en garçon pouvant exécuter une danse divine. Et enfin, dernier à être recruté, Ryûdô Yukiatsu, vagabond de plus de 40 ans doté d’un grand pouvoir (et des superbes yeux).

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La série fait 25 épisodes et je les ai enchaînés assez rapidement. Chaque épisode se terminant sur un moment de suspense, difficile de décrocher et d’aller se coucher. L’ensemble est pourtant assez répétitif : un nouveau yôi apparaît, les ayashi arrivent, tentent de le détruire et c’est bien sûr Yukiatsu qui réussi à le tuer. C’est un peu près la trame de tous les épisodes ce qui fait que… on évite tout de même les nuits blanches car on finirait par s’ennuyer à tout regarder d’un coup.

Evidemment, à côté de cette trame principale, on a un développement qui nous permet de mieux connaitre les personnages et leur passé, ainsi que celui de plusieurs personnages secondaires dont une jouant un très grand rôle : Atoru, jeune fille aztèque ayant le pouvoir de créer des yôi.

Dans son ensemble la série est bien construite alliant scènes d’action, humour et émotion. Le côté émotion aurait cependant mérité un meilleur traitement, à force de voir Atoru pleurer, elle commençait à me gonfler et la scène finale (enfin avant épilogue)… bref, on retombe toujours sur les mêmes choses et ici ça marche pas terrible. Ce qui est sympa c’est le caractère des différents personnages, et les combats contre les monstres. L’idée d’extraire le vrai nom des choses et de le transformer en pouvoir est intéressante. Ce n’est pas la première fois que je la voie mais c’est bien exploité. Et si on aime les kanji (petit clin d’œil à Lili) c’est intéressant de voir que les sinogrammes qu’il extrait ont une forme archaïque. Heureusement Ogasawara est là, avec son petit carnet, pour nous traduire, expliquer et montrer le kanji moderne qui en découle.

Graphiquement je l’ai trouvé très sympa, j’aime beaucoup le dessin des yeux que je trouve expressif et charmant, surtout ceux du beau Yukiatsu <3 Et oui, j’ai craqué ! Pour une fois que le héro n’est pas un jeune éphèbe, faut bien que j’en profite ; )

Pour conclure une anime bien sympa. Qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais qui m’a fait passer un bon moment tout en émoustillant ma curiosité.


Fiche technique:

Titre original : 天保異聞 妖奇士

Studio : Bones

Année de production : 2006

Réalisateur : Hiroshi Nishikiori (Jyu Oh Sei)

Idée originale et Scénario : Aikawa Shô (Fullmetal alchimiste)

Chara design : Kawamoto Toshihiro (Cowboy Bebop, Wolf’s rain)

Musique : Otani Ko

Site officiel

Anime non licencié en France, pour une fansub voire ici

Opening 2 de Captain Straydum:

La série a été adapté en manga par Ninagawa Yaeko, à en juger par la couverture, je préfère le chara design original, le personnage sur la couverture manque de personnalité.

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Le coin des curieux :

Et oui, dans cet anime il y a matière à émoustiller ma curiosité ! A commencer par les yôi.

Youi :

J’ai l’habitude des créatures mythologiques japonaises et pourtant je ne cesse d’en découvrir. Il y a les youkai qu’on a pu voir dans Natsume no yuujinchou, les mononoke et ayakashi dans Mononoke, les mouryou dans Mouryou no hako et voilà que maintenant on me parle de youi, des soit disant démons qui peuplent les terres japonaise.

Que sont donc ces démons ? Et ben à vrai dire, je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet. Au fait j’ai rien trouvé du tout, si ce n’est la façon dont ça s’écrit sur wikipedia : 妖夷

Faute de trouver autre chose je me suis alors concentré sur ces deux kanji :

妖 (you) est le même sinogramme que l’on trouve dans youkai, peut se traduire par « attractif ». Se kanji peut aussi se lire ayakashi.

夷 (i)  signifie barbares

Tenger me propose une autre écriture : 妖異, mot utilisé comme synonyme de youkai. On y retrouve 妖 suivi cette fois du kanji 異 qui signifie étrange, bizarre. Ce qui colle bien avec leur nature. J’ai d’ailleurs retrouvé ce mon dans le dictionnaire en ligne Denshi Jisho ou l’on nous donne comme traduction « mysterious occurrence » (pour voir le détail des kanji cliquer ici)

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Ayashi :

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler ayashi : 奇士

士 (shi) signifie samouraï, quant au caractère 奇 (aya) signifie étrange. Un nom bien trouvé pour ses guerriers de l’étrange qui chassent et pourchassent démons en tout genre. Et, chose amusante, que je vois pour la première fois : les mangent ! Et oui, ces messieurs-dames raffolent de la chair de youi. Une fois le youi détruit celui-ci se transforme en un gros tas de chair dont les ayashi s’empressent de faire ragoût et sushi. La viande de youi aurait, semble-t-il, un goût exquis effaçant toute nourriture terrestre.

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Kawanabe Kyôsai :

kawanabe-kyosai.jpgPersonnage secondaire, le jeune peintre apparaît un peu comme témoin des exploits de nos héros (et soupirant de la belle Atoru). En réalité Kawanabe Kyôsai est un artiste ayant réellement existé. Il est né en 1831 et mort en 1889, peu après la restauration Meiji.

Durant les troubles du Bakumatsu, il se fait un nom en tant que caricaturiste et est même arrêté plusieurs fois par les autorités shogunales. Il est également connu pour ses desseins s’inspirant du folklore japonais.

Ici il n’est encore qu’un jeune apprenti.

Pour voir quelques une de ses peintures cliquez ICI

Ere Tenpô et rangaku :

L’ère Tenpô va de 1830 à 1844. L’anime se déroule durant la 14ème année de l’ère Tenpô, autrement dit la dernière.

Le pays est déjà divisé entre ceux qui veulent assurer l’isolationnisme du Japon et ceux qui veulent ouvrir le pays aux sciences venues d’ailleurs et au commence international.

Ogasawara veut faire reconnait l’utilité du Rangaku. Le rangaku c’est l’étude des sciences occidentales permis par les échanges avec les hollandais, seul à pouvoir commercer avec le Japon durant la période Edo.

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Pandora Hearts, le shonen de ces demoiselles

Encore une lecture que je dois au Challenge de février du Club Shojo, shonen en provenance de la bibliothèque privé de A-chan.

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Titre VO : パンドラハーツ

Auteur : Mochizuki Jun

Éditeur VO : Square Enix

Année première édition : 2006

Éditeur FR : Ki-oon

Nombre de tomes : 17/19 (toujours en cours au Japon)

Résumé :

Oz est le riche héritier d’une des quatre famille ducales qui détiennent le pouvoir dans le pays. Il s’apprête, le jour de ses 15 ans, à passer la cérémonie du passage à l’âge adulte. Mais la cérémonie ne se passe pas comme prévu. D’étranges personnages encapuchonné vont manipuler Gil, le valet de Oz, et envoyer ce dernier dans l’Abysse, une étrange dimension parallèle où sont envoyé les grands criminels. Pourquoi Oz est-il envoyé dans l’Abysse ? Quel crime a-t-il pu commettre ? Lui-même n’en a aucune idée.

Une fois dans l’Abysse, il va rencontrer une jeune fille : Alice. Celle-ci est une chain, soit unes des ces étranges et dangereuses créatures qui vivent dans l’Abysse. Elle va passer un pacte avec Oz pour que tout deux puissent s’échapper de l’Abysse.

Une fois dehors, ils seront récupéré par l’organisation Pandora, qui traque les contractant illégaux. Oz et Alice vont collaborer avec Pandora en échange de leur aide pour retrouver la mémoire d’Alice et aider Oz a comprendre pourquoi il a été envoyé dans l’Abysse.

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Mon avis :

A priori c’est pas mon genre. J’irais pas le choisir dans une librairie. Mais tout comme avec Five, j’ai voulu profiter du Challenge du Club Shojo pour sortir de mes lectures habituelles et fouiller dans la bibliothèque de A-chan, qui m’a d’ailleurs aidé à choisir quelques titres.

Avec Five je testais le shôjo life-school. Ici on est dans le shônen fantastique pour filles. Heu… mais les shonen, ce n’est pas les manga pour jeunes garçons ? Si, en principe. Mais bien sûr, beaucoup de filles lisent aussi. Et pour elles, il en  existe des particulièrement bien adapté : le shonen gothico-fantastique. Pourquoi est-ce que je prétends qu’il s’agit d’un shonen pour filles ? Tout simplement parce qu’on y trouve tout le fan service. Si le ecchi allie action, humour et petite culotte pour le plus grand plaisir de ces jeunes messieurs, ici on à la belle brochette de bishonen pour séduire ces demoiselles.

Mais Pandora Heart ce n’est pas QUE du fan service. L’ambiance m’a tout de suite fait penser à Black Buttler, autre shonen gothico-fantastique dont les demoiselles raffolent. Tout comme dans ce dernier, on retrouve ici une ambiance vieille Europe, un héros en culotte courtes, un serviteur aux cheveux noirs et une intrigue fantastique. Mais la comparaison s’arrête là. L’intrigue est bien différente et ne manque pas d’intérêt.

Si le début est un peu lent à se mettre en place, l’intrigue devient intéressante dès la fin du premier tome. En tout cas suffisamment intéressante pour qu’on ai envie de lire la suite. Suite qui, fini par se complexifier de plus en plus. Peut-être même un peu trop. Très vite on retombe dans des longueurs. Ce qui peut en décevoir certains. On aurait envie d’entre plus vite dans le vif du sujet.

Les références à la littérature occidentale y sont nombreuses, Alice, Oz, les lapin et j’en passe mais toutes ces références sont jetées là, pelle-mêle, sans donner vraiment du sens. En tout cas moi je n’en ai vu aucun.

Si je taquine les lecteurs et lectrices de ce style de manga, en l’appelant shônen pour filles, il est évident que les garçons en lisent aussi (non je précise parce que sinon il y en a qui vont se fâcher). Les premiers volumes n’était as une lecture désagréables, mais au bout des 3 tomes que j’ai lu, l’histoire en est toujours au même point. On a une révélation, et quelle révélation : tout le monde s’en doute dès le début… Pour le reste l’intrigue n’avance pas. Pour ces raison, je ne m’achèterai pas suite, mais si on devait me la prêter je les lirais sans doute 😉

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Amer Béton

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Titre VO鉄コン筋クリート

Réalisateur : Arias Michael

Auteur du manga : Matsumoto Tayô (松本大洋)

Studio : 4°C

Année : 2006

Durée : 1h46

 

Synopsis :

Kuro et Shiro, deux « chats » errants vivant par leur propres moyens dans les rues de Takara, quartier au centre d’une mégalopole. Agiles et bagarreurs, ils vivent de petits larcins et font la loi à Takara. Shiro (Blanc) naïf et joyeux, est la joie de vivre de Kuro (Noir). Ce dernier, tente tant bien que mal d’épargner la cruelle réalité à son cadet rêveur. Mais leur terrain de jeu est convoité par de puissant yakuza qui ont d’autres projet pour le quartier. Kuro décide de protéger « sa » ville. Les deux enfants se retrouvent alors poursuivis par de terribles tueurs.

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Bande-annonce :

 

Mon avis :

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Un film époustouflant ! C’est tout d’abord le graphisme qui m’a marqué, très original, très coloré, surchargé même. Ce qui frappe se sont surtout les décors si riches en détails qu’il faut revoir le film plusieurs fois pour en saisir tous les éléments. La ville est une vraie Babylone, dont les aspects architecturaux rappellent à la fois l’Inde, la Chine, le Japon et même l’occident.

Les personnages sont également bien traité. L’histoire se concentre sur Shiro et Kuro (Blanc et Noir) le couple d’enfant errant au caractère complémentaire. Il sont le Yin et le Yang, ensemble ils s’équilibrent. Comme dit Shiro : « J’ai toutes les visses pour réparer le cœur de Kuro ».

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Si ces deux enfants sot intéressants dans leur psychologie et leur dynamique, le film nous offre également de nombreux personnages secondaires très intéressant. J’ai tout particulièrement apprécié Suzuki, le vieux yakuza. La dernière scène où il apparaît est particulièrement émouvante.

Le scénario est aussi riche que les décor et chaque élément semble être une métaphore. Et après l’avoir vu deux fois, j’ai encore le sentiments d’être passé à côté de la moitié des choses. Kuro et Shiro représentent sans doute l’équilibre entre le jour et la nuit. Mais ils sont également le symbole d’une génération livré à elle même qui tente tant bien que mal de survivre dans une mégalopole devenue inhumaine.

La ville joue, d’ailleurs, un rôle très important, ses mutations, sa modernisation forcé par les « étrangers » qui veulent détruire le vieux quartier pittoresque et le remplacer par des lunapark, symbole du monde de consommation, les commentaires nostalgiques du vieux policier et du vieux yakuza… tout me fait penser à la marche forcé vers le progrès du Japon en général et de sa capitale Tokyo en particulier. La nostalgie qu’expriment à la fois le policier et le yakuza, mais aussi le vieux mendiant, est un thème récurant, regret d’un passé où il existait plus d’échanges, plus de solidarité entre les habitants d’un quartier, opposé à l’individualisme galopant des villes modernes où chacun ne pense qu’à soi-même. Mais cette nostalgie ne peut rien contre la marche en avant de la ville. Tous sont impuissant face au progrès, c’est s’adapter ou mourir.

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On retrouve dans ce film, beaucoup de références, je suis sans doute passé à côté de la plupart d’entre-elle. Si j’ai relevé quelques unes des références bibliques, je n’ai pas le bagage culturel qui me permettrais de comprendre la symbolique propre à la culture japonaise. Parmi cette profusion de références j’ai remarqué un détail amusant : la cicatrice sur le visage du docteur qui soigne Shiro de ses graves blessures, hommage au célèbre Black Jack de Tezuka.

Techniquement le film est merveilleusement réussi. Je n’y connais pas grand chose en animation (rien du tout en fait) ce qui ne m’empêche pas d’en apprécier la très bonne qualité de ce long métrage. Décors somptueux, animation fluide, dynamique, une bonne bande sonore… rien à redire ! La première fois, j’en suis resté littéralement scotché sur ma chaise. J’en ai prix plein la tête et, la séance finie, je n’ai rien pu dire d’autre que « waouh ! ».

Après avoir terminé l’écriture de cette chronique, j’avais le sentiment d’être passé à côté de trop de chose. Je suis donc allée faire un tour sur le net. Mais surprise ! Je n’ai rein trouvé, ou presque. Personne ne semble avoir remarqué ce film. Heureusement l’équipe de MangaVorace sur Akata est là et nous offre un dossier très intéressant sur Amer béton, film et manga réunis.

Avez-vous vu cet anime ? Qu’en pensez-vous ?

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Mawaru Penguindrum : du surréalisme au ninportnawak

Je reviens à l’anime avec une série assez particulière qui m’a laissé une impression mitigé : des aspects très intéressants s’y mêlent à du grand n’importe quoi. Mais, avant de vous livrer mon avis sur cette série, petit tour par la fiche technique et le synopsis :

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Titre VO : 輪るピングドラム

Réalisateur : Kunihiko Ikuhara (Sailor Moon)

Studio : Brain’s Base

Année : 2011

Durée : 24 épisodes

Disponible en DVD chez Kazé

Mawaru pinguindrum pomme

Synopsis :

Shoma et Kanba vivent seuls avec leur petite sœur malade. Celle-ci décède mais revient miraculeusement à la vie grâce à une entité qui prend possession de son corps en passant par un ridicule chapeauen forme de pingouin. Sous l’emprise du chapeau, Himari demande à ses frère de récupérer le penguindrum, grâce auquel il pourront définitivement sauver leur sœur. C’est quoi ce penguidrum ? Ben, justement, les deux frères vont devoir le chercher sans savoir ce qu’ils cherchent. Vont suivre une série d’aventure et de rencontrer plus surréalistes les unes que les autres.

Mawaru pinguindrum kanba  Mawaru pinguindrum shoma

Mon avis : 

Le début commence avec une histoire somme toute assez banal : deux frères pour qui leur petite sœur malade est tout, des allusions flirtant avec un amour incestueux, encore ! à croire qu’il n’y a que les petites sœur qui soient b-biiiip ! Excusez-moi je m’égare. Mais c’est un thème très récurrent et avec lequel j’ai beaucoup de mal, surtout quand c’est la cent cinquantième fois qu’on nous ressert le plat…

L’intrigue se complexifie de plus en plus, d’abord avec la résurrection de Himari et l’apparition de 3 pingouins dans le but est… de nous faire rire et puis c’est tout, ils parlent pas , ils ne servent à rien, on ne sais même pas pourquoi ils sont là. Chacun le sien, peut-être un reflet de la personnalité du personnage auquel ils sont associés… Enfin peu importe. D’autres personnages se greffent à l’histoire, tout d’abord Ringo Oginome qui joue un rôle très important, le professeur Keiju Tabuki pour qui Ringo nourri une passion malsaine, Yuri Tokikago la fiancé de Keiju et enfin Masako Natsume qui en a après Kanba mais faut arriver à la fin pour comprendre pourquoi.

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L’histoire se complexifie, les personnages se multiplient et peu à peu on voit la toile du destin qui les lie les uns aux autres. Cela aurais pu être intéressant mais… non, pas vraiment. Le scénario s’emmêle dans des complications superflues. À force de vouloir créer des liens entre les personnages, ça fini par faire perdre son sens au début de l’histoire. Plus on avance moins on comprend, à se demander s’il y a jamais eu quelque chose à comprendre. Le scénario donne l’impression d’être écrit au fur et à mesure sans que l’auteur ne sache trop où il va. L’histoire fini par perdre toute logique, toute plausibilité, pour ne plus faire qu’un beau pastiche très dramatique.

Après avoir lu tout ça, vous devez penser que je n’ai pas aimé. Mais si, sinon je n’aurais pas regardé les 24 épisodes. Ce que j’ai aimé dans l’anime ce n’est pas tant l’histoire, que j’ai laissé au deuxième plan, mais sa réalisation. Le graphisme est très agréable, hyper coloré, très pop. Et puis, il y a plusieurs idées que j’ai trouvé intéressantes et/ou drôles. Tout d’abord la façon dont sont représentées les scènes où nos héros évoluent au milieu de la foule. La foule devient un ensemble de figurine blanches, toutes identiques et indifférenciée, parmi lequel seuls les personnages de l’histoire gardent leur apparence. La foule n’est plus un ensemble d’individualité distincts, mais un individu unique pourvu de plusieurs corps. Cela donne un sentiment de grande solitude, on se sent aussi un peu perdu, un peu comme égaré sur une planète étrangère. Ce procédé me rappelle un certaines scène de Mononoke où on dépersonnalise également la foule pour en faire une masse anonyme.

Mawaru pinguindrum foule

Autre aspect intéressant : la structure des épisodes. On suit l’histoire comme si l’on prenait le métro, à chaque épisode on suit son tracé de gare en gare jusqu’au terminus, un panneau de signalisation numérique nous indique la nature du flash back auquel on va assister, les séquences sont séparé par les portes permettant d’accéder au quai… L’idée est originale et donne du rythme et une cohérence à l’ensemble.

Mais l’idée sans doute la plus amusante, c’est la forme que prennent les délires et fantasmes de Ringo Oginome : entre théâtre de papier et la revue Takarazuka. Dans ces délires la belle Yuri y joue toujours un magnifique rôle alors que Ringo se retrouvé toujours rejeté. C’est une mise en scène toujours très excessive, parodique et très drôle. Si les délire de Ringo prennent cette forme ce n’est pas un hasard puisque Yuri est une célèbre actrice de Takazazuka. On peut d’ailleurs voir aussi quelques extrait des pièces où elle joue et c’est également parodié. J’ai jamais vue une de leur revue mais ça ne fait aucun doute que l’anime en rajoute un paquet sur le kitch.

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Après il y a d’autres détails auquel je n’ai pas vraiment adhéré, comme, par exemple, le processus de « transformation » de Himari qui en fait des tonnes pour rien et se fini par une dégaine vraiment pas terrible, dont le ridicule arrive à faire oublier le sexy. Je n’ai pu m’empêcher de penser au processus de transformation de Sailor Moon qui à l’époque me tapait encore plus sur les nerfs, parce que là, en plus, il y a des méchant qui attendent pour attaquer. Bon ici, Himari peut prendre son temps, elle risque rien, mais bon j’ai pas bien compris l’intérêt si ce n’est la parodie. Mais à la longue c’est un peu lourdingue.

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Pour conclure je dirais qu’il y a de l’idée mais que c’est, à mon goût, pas franchement une réussite. À voir ce que le réalisateur nous proposera ensuite, serai-t-il garder les bonnes idées et l’humour tout en se débarrassant du superflu et des complications inutiles ?

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Senkou no night Raid : Histoire, espionnage et super pouvoirs

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Titre original : 閃光のナイトレイド

Série en 13 épisodes (+ 3 OVA) réalisé en 2010 par Matsumoto Jun, studio A-1 Pictures. Au chara  design Sasaki Keigo (Blue Exorsist). Musique de Hakase Taro.

Synospis :

1931, alors que le pays  vit une grande tension géopolitique, que le Japon cherche à étendre sa domination sur l’Asie, l’organisation japonaise Sakurai, spécialisé dans le contre-espionnage envois à Shanghai 4 jeunes agents :

Aoi Miyoshi : jeune homme plein d’énergie, toujours souriant. Il a un pouvoir télékinétique qui lui permet de manipuler les choses et les gens qui se trouvent près de lui, à condition de pouvoir les voir. Comme couverture il tient une boutique de photographe avec Kazura.

Kazura Iha : jeune descendant d’une ancienne famille de samouraï, il sort d’une école militaire et intègre la Sakurai après avoir été mis à l’écart de l’armée. Si la Sakurai s’intéresse à lui c’est pour son pouvoir qui lui permet de se téléporter. Lors des combat, Kazura préfère ne pas utiliser son pouvoir car il pense que cela désavantage son adversaire.

Natsume Kagiya :né dans une famille modeste, Natsume travaillait comme serviteur pour la famille de Yukina. Il la suit a Shangaï, lui servant de garde du corps. Mais en privé c’est d’égal à égal qu’il entretient une relation amical avec cette dernière. Il a le pouvoir de clairvoyance.

Yukina Sonogi :Jeune femme d’une famille noble, elle décide d’intégrer la Sakurai pour retrouver son frère aîné disparu. Elle est télépathe.

Leur mission sera de retrouver les traces d’une faction de l’armée japonaise disparue et de découvrir ce qu’ils préparent. Mais, quand le pays pour lequel on se bat semble emprunter des chemins dangereux, il est difficile de faire la part des choses, de choisir le bon camps. Nos héros, influencé par leur propres aspirations et leur passé seront confronté à des questions difficiles mettant à mal leur détermination et leur motivation. Qui croire? Qui suivre?

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Mon avis :

Voici un très bon anime prenant pour cadre une période historique pas très connue en Europe. L’animation est de très bonne qualité, un bon chara design, des personnages bien travaillé et attachant. Un scénario complexe mais intéressant.

Entre espionnage, contre-espionnage, tension politiques et trahison, il n’est pas toujours très facile de suivre. Une bonne connaissance de l’entre-deux guerres en Asie est une aide précieuse. Cela permet de faire le tri entre les réels fait historiques cités et la part de fiction.

Cependant, malgré l’aspect assez pointu des événement historiques mis en cause, l’anime reste très agréable puisque les personnages sont bien construit. On prends plaisir à les voir évoluer, tisser des liens entre eux, tout en étant envahis par des doutes légitimes face à la complexité de la situation politique au Japon et en Asie à l’époque.

Si des connaissances historiques peuvent aider à mieux suivre, regarder cet anime peut aussi être l’occasion de découvrir une période méconnue de l’histoire contemporaine. Je dis méconnue, elle ne l’est pas tellement. En cous d’histoire on en a sûrement évoqué les grandes lignes. Mais il est vrai que dans nos contrées on s’attarde plus sur les événement qui se déroulent au même moment en Europe, aussi victime de grandes tension géopolitiques.

Derrière l’intrigue se cache également une réflexion sur la bombe atomique et sur ce qui aurais pu éviter son utilisation. La bombe atomique en 1931 ? Me direz-vous. Oui, mais pour comprendre, je vous laisse regarder l’anime 😉

Opening :

Yakusoku (約束) du groupe rock visual kei MUCC

 

 

Ending :

Mirai e… (未来へ…) de Himeka, chanteuse d’origine Canadienne francophone.

 

Site officiel : link


Petit abrégée d’histoire :

Voici quelques informations qui pourront vous aider à mieux comprendre le background de l’anime.

Contexte historique :

Après la guerre russo-japonaise (1904-1905) le Japon remplace la Russie en tant que puissance dominante en Mandchourie.

On évoque cette guerre dans l’épisode 7. On y parle de la cession au Japon de la péninsule de Liodong pour une période de 99.

En 1911 la Chine fait face à une révolution qui met fin au règne des empereurs Quing, au pouvoir depuis 1644. La République de Chine est proclamé en 1912, et Nankin devient la nouvelle capitale. Les différentes sociétés secrètes nationalistes à l’origine des soulèvements armées se dissolvent pour fonder le Koumintang, parti nationaliste qui va prendre la tête de la nouvelle République.

Mais cette nouvelle République est très fragile. Elle doit faire face à plusieurs conflits internes, notamment contre le parti communiste, qui prends les armes, ainsi que différents seigneurs de guerres qui affrontent l’armée républicaine.

Dans l’anime, on fait référence au Koumintang (KMT) dès le premier épisode. On voit dans cet épisode que le KMT s’oppose par les armes à un petite faction militaire chinoise.

Au Japon, les idéaux nationalistes se développent également. L’expansionnisme japonais prend son origine dans une idéologie basé sur la supériorité génétique du peuple japonais. Cette supériorité lui donne le droit de dominer l’Asie.

En 1926 l’empereur Hirohito accède au pouvoir et commence alors l’ère Shôwa (1926-1989). La première partie de son règne (jusqu’en 1945) sera marqué par le nationalisme et les politiques expansionnistes en Asie.

Invasion de la Mandchourie par le Japon :

Le Japon craint que l’unification de la Chine par le Koumingtang, parti nationaliste, ne nuise à sa position dominante en Mandchourie. Et va se servir de l’incident de Mukden comme prétexte pour envahir la Mandchourie.

L’incident de Mukden a lieu le 18 septembre 1931 : une section du chemin de fer appartenant à une société japonaise est victime d’un attentat. Les Japonais accusent les chinois d’en être à l’origine et réagissent en envahissant la Mandchourie dès le 19 septembre.

Cet attentat, qui, en réalité, n’a provoqué que de petits dégâts sur le chemin de fer, a été orchestré par l’armée japonaise du Guandong. L’initiative a été prise par le colonel Seishiro Itagaki et le lieutenant-colonel Kanji Ishiwara du régiment Shimamoto qui gardait le chemin de fer.

Longtemps controversé, la responsabilité de l’armée japonaise dans cet incident à pourtant été prouvé. Itagaki a reconnu sa responsabilité lors du procès de Tokyo. Quant à la responsabilité de Ishiwara, elle est prouvé par son journal où il y raconte les préparatifs de l’attentat. (Merci à Bruno Birolli pour ces précisions)

C’est au au début du deuxième épisode  que l’on nous explique l’existence de l’armée du Guandong, faction de l’armée impériale japonaise basé en Chine et fonctionnant de façon quasi-autonome. Dans cette introduction on parle également de l’incident mandchou, autre nom donné à l’incident de Mukden. L’épisode 7, intermède explicatif de la série, on revient plus en détail sur cet indicent. On y explique les raisons qui poussent le Japon à s’intéresser à la Mandchourie et on donne une explication de l’incident du chemin de fer. 

Dès le lendemain l’armée du Guandong attaque les troupes chinoises stationnées non loin du lieu de l’incident. Celle-ci ayant reçu l’ordre de ne participer à aucun combat et de mettre les armes à l’abri, n’opposent pratiquement aucune résistance à l’armée japonaise qui, très rapidement, occupe les 3 villes principales de la région : Mukden, Changchun, Antung ainsi que leurs environs directes. En quelques jours le Japon contrôle trois provinces : Heilongjiang, Jilin et Liaoning.

Le 19 septembre le Gouvernement chinois proteste contre l’invasion japonaise et fait appel à la Société des Nations. Le 24 octobre celle-ci passe une résolution demandant au Japon de retirer ses troupes. Le Japon rejette cette résolution et demande à négocier directement avec la Chine.

Le 18 février 1932 le Japon déclare l’indépendance de la Mandchourie qui devient le Manshûkoku. Il choisissent comme capitale Chanchun qui va prendre le nom de Xinjing (nouvelle capitale).

La création du Manshûkoku est évoqué dans l’épisode 8.

L’armée japonaise installera à la tête du Manshûkoku un gouvernement fantoche dirigé par l’ancien empereur de la Chine : Puyi. En 1934 celui-ci sera couronné empereur du Manshûkoku.

Le couronnement de Puyi est évoqué dans le 13 et dernier épisode de la série, où l’on voit Yukina venue en Mandchourie pour assister à la cérémonie.

L’état n’est pas reconnu par la Société des Nations, mais, entre 1932 et 1944, plusieurs pays reconnaîtront son indépendance.

Le pays servira de base à l’armée japonaise notamment lors de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945). Durant cette guerre, un grand nombre de civils chinois sera déporté vers le Manshûkoku pour y être employé comme travailleurs forcé.

Guerre de Shanghai :

La guerre de Shanghai, aussi connue sous le nom d’incident du 28 janvier, oppose l’armée japonaise à l’armée de la République de Chine, peu de temps après l’invasion de la Mandchourie.

Le 18 janvier 1932, 5 moines bouddhistes japonais sont battu par des civil chinois dans la fabrique de Sanyou. En réponse à cette agression, des agents japonais mettront le feu à la fabrique et tueront un des agents de police envoyé sur les lieux par le gouvernement républicains. Cette réaction déclenche dans la ville des manifestation anti-japonaises.

Le 27 janvier le Japon réuni plusieurs navires de guerres, avions et soldat autour de Shanghai et demande à la mairie de Shanghai de condamner officiellement les violence anti-japonaise ainsi qu’une compensation financière. Le 28 janvier dans l’après-midi la municipalité accepte la requête émise par le Japon, mais la nuit même les avions japonais bombardent la ville.

Les affrontements se poursuivent jusqu’au 5 mai. La signature d’un cesser le feu fera de Shanghai une zone démilitarisé.

La guerre de Shanghai aurai fait près de 13.000 victimes militaires et entre 10.000 et 20.000 victimes civiles.

Ces affrontement entre armée chinoise et japonaise dans Shanghai sont brièvement évoqué par un personnage secondaire dans l’épisode 9

Je suis loin d’être une experte de cette période historique, je me suis contenté de vérifier les fait citer dans l’anime et chercher quelques explications complémentaires afin de mieux comprendre. Si vous notez des erreurs, où voulez donner quelques précision sur ces événements, laissez un commentaire. Votre avis sur la série est aussi le bienvenu.

senkou no night raid Yukina

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Le Tableau, petit bijou de l’animation française

Ceux qui suivent ce blog l’auront compris, je suis une indiscutable fan d’anime japonais. Cette rubrique compte actuellement  23 articles, dont un seul traite d’une série non japonaise : Avatar, le dernier maître de l’air. Mais il ne faut pas croire pour autant que je n’aime QUE l’animation japonaise. J’aime toute l’animation et ce depuis mon plus tendre âge. Bercée par le vieux Walt Disney, je n’ai jamais cessé de regarder les dessins animés, tant au cinéma qu’à la télévision (quand j’en avais une). Toujours prompte à sauter du lit les week-end pour regarder un bon dessin animé, sous prétexte, bien-sur, de tenir compagnie à mes chers bambins.

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Merci à Yomu-chan pour cette petite caricature 😉

Pourquoi alors ne parler que de japanimation ? Heu… ben, c’est que en ce moment j’en regarde beaucoup et… Mauvaise excuse !! Il y a des super films qui valent vraiment le coup et dont il faut que je parle aussi. Et là, je suis tombée sur un DVD génial à la médiathèque, genre le DVD que j’ai pas envie de rendre (d’ailleurs je suis en retard, pardon. Promis je le ramène demain). Et c’est un film français ! Les français sont très fort aussi en film d’animation. Production certes moins prolifère mais d’une qualité souvent étonnante offrant des oeuvres très originales. C’est donc avec Le Tableau que je vais faire ma première incursion dans l’univers de l’animation française.

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Avec le film Le Tableau, Jean-François Laguionie nous offre un merveilleux voyage, une histoire touchante. Quatre personnages, très différents et mû par leurs propres motivations partent à l’aventure pour retrouver le peintre et obtenir des réponses à leur questionnement. Une histoire de lutte contre l’intolérance. Une histoire d’amitié qui nous entraîne de tableau en tableau .

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Tout commence dans un tableau, que le peintre a laissé inachevé. Le tableau est peuplé de trois sortes de personnages : les Toupins, entièrement peints, les Pafini, auquel il manque encore quelques touches de couleurs et les Reufs, simples esquisses au crayon. Les Toupins, arrogants et convaincu de leur supériorité méprisent les autres qu’ils tiennent à l’écart du château. Ramo, un jeune Toupin, amoureux de Claire, une Pafinie, se révolte contre cette idée et est contraint de fuir. C’est Lola, une jeune pafinie, amie de Claire, qui l’aidera à s’enfuir sur une pirogue où    embarque également Plume, un reuf ayant de justesse réussi à éviter le lynchage. Tout trois vont partir à la recherche du peintre. En chemin il rencontrent le jeune Magenta qui choisit de les accompagner pour découvrir des nouveaux horizons.

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Une jolie histoire, servie par un graphisme des plus original, très réussi. J’avoue que je me méfiais un peu. Trop d’originalité nuit parfois à l’ensemble de l’oeuvre. J’avais peur de me retrouver dans un univers trop conceptuel, intélo. Mais il n’en est rien. S’il est vrai que le graphisme et les couleurs surprennent au premier abord, très vite, on rentre dans l’univers du tableau et les visages bleu ou vert ne nous choquent plus.

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Entraîné à la suite des personnages, tous mûs par leur propre quête, mais réunis dans le but de trouver les réponses, on traverse plusieurs tableau, plusieurs ambiances. Une quête initiatique hors du commun, sans grand exploits, juste le courage de ne pas se fier des apparence, de vouloir voir plus loin.

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Le doublage est très bien réussi. Surtout Garance, elle a une voix magnifique qui lui va comme un gant. Très bonne musique et une animation mêlant 3D, rendu 2D et prise de vue réel très bien menée.

Fiche technique :

Réalisateur : Jean-François Laguionie

Scénario : Anik Le Ray

Musique : Pascal Le Pennec

Studios : Blue Spirit Animation & Be-Films. Sinematik

année de sortie en salle : 2011

DVD : France Télévision Distribution. (dispo sur amazon)

Un très beau film que je vous conseille vivement. Pour un meilleur aperçu de ce qui vous attend voici la bande-annonce :

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