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Noragami – le tome 1

Je vous ai déjà parlé de la série animé, aujourd’hui je vais vous parler du premier tome du manga, sorti en janvier. Merci à Mei-Amadis du blog L’Antre de la louve et aux éditions Pika pour le concours qui m’a permis de remporter ce premier tome. Ah! C’est malin ! Maintenant à cause de vous j’ai une nouvelle série en cours !

Revenons à nous moutons !

L’histoire de départ :

Yato est un petit dieux guerrier, situé tout en bas de la hiérarchie divine nippone qui compte des milliers de dieux. Son rêve : être vénéré par des milliers de disciples. Pour y arriver il est prêt à tout ! Il note son numéro de portable partout : “En cas de problème appelez Yato au xx xx xxx”. Seul certaines personnes, celle qui se trouvent à la frontière entre le monde des morts, le higan, et le monde des vivants, le shigan, sont capable de voir ce numéro.

Armé d’un shinki, attribut divin, il se bas contre les ayakashi, créatures peuplant les angles mort, cet espace entre le shigan et higan, fait d’émotions et de malédictions. Les ayakashi sont partout et cherchent à s’emparer des esprits les plus fragiles pour les faire basculer du mauvais côté.

En tant que divinité guerrier, la seule chose que Yato sache faire c’est se battre. Ses shinki deviennent des armes grâce aux quelles il peut détruire les ayakashi.

Tout irais bien pour ce dieu s’il n’avait pas un sale caractère ! Ses shinki le lâchent les uns après les autres et il en est réduit à accepter de bien basses besognes. C’est en courant après un petit chat qu’il fait la rencontre de Hiyori, une jeune lycéenne très sensible, capable de le percevoir. A partir de là le destin de la jeune fille tout comme celui du dieu le moins populaire du Japon vont basculer. Qui vient en aide à l’autre ?

 

Avec ce premier tome le décor est planté. Nous somme dans le Japon contemporain. Comme souvent le fantastique et le réel se chavauchent. Le monde des dieux et des démons se confond dans celui des humain, qui les côtoient sans les voir. La plupart d’entre eux du moins, car ceux qui sont proche de craquer, prêt à basculer dans l’au-delà, se tenant à la frontière entre la vie et la mort peuvent voir ces créatures spirituelles. C’est ainsi que ceux qui ont besoin d’aide peuvent apercevoir les messages laissé par Yato et l’appeler à l’aide.

Yato est sans doute le meilleur personnage de la série, drôle et disjoncté, ce dieu sdf est à l’antipode de l’image qu’on peut se faire d’un dieu et c’est précisément en ça qu’il est original et que sa prestance fait mouche. Il est attachant et drôle avec son allure de loser. Ce qui ne l’empêche pas d’être sérieux et fort. C’est qu’une arme à la main il a la classe Yato ! Peut-être que le côté loser n’est pas assez accentué, du moins dans sa version papier. J’avais l’impression que cet effet était plus efficace dans l’anime.

Ceci dit l’anime est très proche de ce premier tome, je n’ai noté aucune dissonance ni dans le récit ni dans le caractère des personnages.

La lecture est très agréable. L’univers folklorique est abordé de façon originale et le tout est traité avec une bonne dose d’humour sans pour autant tomber dans la farce ou la parodie. Des sujets très graves y sont abordés comme par exemple le harcèlement à l’école et le suicide.

La façon dont le harcèlement est traité est d’ailleurs intéressante. Tout en mettant l’accent sur la difficulté et la souffrance de la victime, on souligne également sa responsabilité. Se poser en victime n’est-ce pas une façon d’aggraver la situation ? Dit comme ça cela peut paraître simpliste, mais je suis partisan d’un mode de pensée qui nous rend responsable des situations que nous vivons. Mais là je m’égare ! C’est pas un cours de philo, c’est un manga qui trouve un juste équilibre entre humour et sérieux, entre fantastique et réalité.

J’ai pourtant un reproche à faire à ce premier tome : il est peut-être un peu trop lisse, trop bien calibré. C’est bien fait, bien dessiné, bien dosé, humour, action, fantastique et jolies lycéennes… ça sent la recette du “bon manga” à plain né ! Il lui manque une petite touche d’originalité, de folie… ce petit quelque chose qui fait qu’on s’en souviens, que sa nous marque. Là, je n’ai rien senti de tout cela. J’ai juste trouvé que l’idée et les personnages sont sympa et que la recette est bien appliqué. Il faut maintenant que la mangaka se lâche et sorte des sentier battu.

A la lecture du petit bonus en fin de tome on apprends que la mangaka avait l’habitude de travailler avec un scénariste et que c’est son premier titre en solo, ce qui apparemment n’est pas sans stress. C’est peut-être cette peur de ne pas bien faire, ou le fait de ne pas trop savoir comment mener sa barque tout seule qui donne ce résultat : un bon scénario mais trop de retenue. ça me fait penser à un commentaire que quelqu’un avait fait sur un autre manga : on sent que c’est calibré pour l’adaptation en anime. Je sais plus qui avait dit ça, ni dans quel contexte (si le coupable se reconnait, qu’il se dénonce) mais c’est tout à fait ça !

A voir si l’auteur arrive à se lâcher dans les tomes suivants. Et tout cas les ingrédients sont là pour faire une bonne série.

En revanche, la chute du premier tome manque de punch. C’est pas assez percutant pour que l’envie irrépressible de lire la suite nous affecte. Je lirais volontiers la suite, mais je vais pas me précipiter en librairie.

 

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Seikimatsu Occult Gakuin

aujourd’hui je vais vous parler d’une petite série animé, ça faisait longtemps !

synopsis :

Maya se rend au obsèques de son père, directeur d’une bien étrange académie ou les sciences de l’occulte occupent une place primordiale dans l’enseignement. Séparée de son père enfant, Maya déteste tout se qui concerne l’occulte et est bien décidé à prendre la direction de l’école pour la détruire ! Mais, alors qu’elle fomente son plan de vengeance contre son père mort, un homme descend du ciel. Il arrive du futur, le 21 juillet de cet année (1999) la prophétie de Nostradamus va se réaliser. Il est là pour empêcher que cela n’arrive. Ensemble Maya et Bunmei vont chercher la clé de Nostradamus.

Et ça donne quoi :

Un bon mélange d’occulte, d’humour, d’action, de sf et de scool life ! Si l’anime n’a en soit rien de révolutionnaire, en 13 épisodes, elle garde un bon rythme et est très agréable à regarder. J’ai surtout aimé les personnages, tous décalé et un  peu pathétiques, même la belle Maya. Les personnages secondaires sont attachants et drôles et font oublier (un peu) la relation un peu trop cliché entre Maya la dominatrice et Bunmei le faible et fidèle serviteur. Quoi qu’il la serve plus par peur de représailles que par fidélité… Il est néanmoins trop naïf, trop poreux, trop paresseux… Et elle trop violente, comme toujours.

J’ai tout de même passé un excellent moment avec cette joyeuse bande, leurs péripéties dans l’univers de l’occulte et le fils contacteur qui mène toute l’histoire sans se perdre en chemin. Histoire qui se fini en beauté. Car on a droit ici à une jolie fin, avec trois derniers épisodes sur un ton plus dramatique, mais efficaces. Les bonnes conclusions sont suffisamment rares pour qu’on s’en félicite quand on en trouve une 😉

infos techniques :

13 épisodes de 25 minutes

Studio : A-1 Pictures et Aniplex

Réalisateur : Tomohiko Itô

2010

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Le protectorat de l’ombrelle ~ by Yomu-chan

Saluuuuuut !

Aujourd’hui on se retrouve pour parler des aventures d’Alexia Tarabotti ! Et bien que l’oeuvre originale soit un roman signé par Gail Carriger moi c’est de la version « manga » que j’ai lu et sur la quelle je vais vous donner mon avis. Si je met le mot « manga » entre guillemets c’est parce que le terme plus approprié pour cette oeuvre serait « roman graphique » ou encore « global manga », mais vu que je suis pas compliquée et que le tome se présente sous la forme d’une bande-dessinée japonaise alors on va pas tergiverser et on va dire manga !

Donc voilà voilà, place au synopsis 😉  L’histoire se déroule dans un Londres aux allures victoriennes. Mais avec quelques détail en plus, à savoir, des vampires, des loup-garous et des fantômes. Et  parmi toutes ces créatures surnaturels il existe notre héroïne, la belle Alexia, une paranaturel. Une quoi ? Et bien une humaine qui rien qu’en le touchant peut rendre n’importe quel surnaturel en tout ce qui à de plus naturel et de mortel.  De là, Alexia se retrouvera embarquée dans des intrigues aux enjeux mortels aux côté de lord Maccon, un beeeauuu loup-garou alfa, et de lord Adelkama, un sympathique vampire gay.

Et voilà en gros le décors dans lequel prennent racines les aventures de la belle Alexia !

J’ai, pour ma part lu les deux premiers tomes, sans âme et sans forme ( et en fait les deux seul sortit en France) et je suis tombée sous le charme de cette série ! Alors pas de panique, si en lisant mon résumé vous avez l’impression de vous retrouver face à face avec un scénario de roman de jeune fille totalement niaise comme twilight ou de je sais pas quoi (désolé pour les fan de ce genre d’ouvrage) bref laissez moi vous dire que vous faites fausse route. En effet Sans âme offre une histoire intéressante, sans trop de dentelle et de boutons de rose. Avec une héroïne adulte et mature, qui sait réfléchir et réagir. Et puis même si malgré tout il nous faut bien une histoire d’amour, celle-ci est juste comme il le fallait, un peu romantique mais pas assez pour pouvoir vomir des arc-en-ciel, et puis pas de chichi sur la nudité ou les baiser langoureux.

Bref, que des bons point pour ma part. Le dessin est joli et colle bien à l’histoire et aux personnages. Personnages qui d’ailleurs sont plein de couleurs et de relief, très attachants pour la plupart. Un univers, agréable qui utilise vampires et loup-garous tout en restant un peu original. Et puis une chouette ambiance qui nous donne envie de d’en savoir plus et donc d’en lire plus ! Un 9/10 pour moi ! A voir si la suite continuera sur la même lancé. En tout cas, je suis très très pressée que le prochain tome sorte parce que vu comment se fini Sans forme … Mon excitation est à son apogée !  Mais je n’en dit pas plus et je vous laisse découvrir comme des grands :p


Global manga

aventurecomédiefantastique,SFVampir

REM 

Gail CARRIGER 


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Un ciel Radieux – Jirô Taniguchi

Kazuhiro, quarantenaire, rentre de l’usine tard dans la nuit. Takuya, 17 ans, se balade à moto. Un moment d’inattention et c’est le crash. Les deux hommes seront amené aux urgences dans un état très grave. Les deux sont dans le coma. L’âme de Kazuhiro n’est pas prête à partir. Il veut retourner auprès de sa femme et de sa fille. Mais alors qu’il reprend le chemin de l’incarnation, ce n’est pas son corps qu’il intégré mais celui du jeune Takuya. La jeunesse de Takuya et la volonté de Kazuhiro le feront se réveiller et miraculeusement récupérer. Mais une fois de retour à la vie, c’est une famille qu’il ne connais pas qui l’accueil. Sa femme et sa fille ont déjà incinéré son corps, mort au moment même où il réintégré le corps de Takuya.

Ainsi commence cette étrange histoire.

Comme dans beaucoup d’autres de ces autres albums, on peut reprocher à Taniguchi un dessin un peu trop uniforme. Heureusement pour nous, ici, les deux personnages ont un grand écart d’âge, il est donc facile de les distinguer. Si ces personnages se ressemblent toujours son dessin a quelque chose de beau, subtile et sobre qui fait du bien. C’est reposant et cela colle parfaitement avec cette histoire.

C’est l’originalité de l’histoire, qui nous parle ainsi de la mort et de se qu’elle implique pour celui qui part mais aussi pour ceux qui restent, qui m’a particulièrement touché. Elle n’est pas particulièrement travaillé. Avec un tel début on aurais pu imaginer plein de choses. Ici cela reste assez basique. Mais c’est touchant et assez bien construit.

Par son passage dans le corps de Takuya, Kazuhiro aura pu partir le cœur léger, sans amener de regret dans sa prochaine vie. Mais c’est aussi grâce à Kazuhiro que Takuya va changer son regard sur sa propre vie. Grâce à cette homme qui lui a emprunté son corps, c’est un nouveau Takuya qui va reprendre sa place.

Finalement, malgré un départ des plus intrigants, l’histoire est simple, et c’est bien en cela qu’elle est touchante. Un beau manga, un beau Taniguchi. Une lecture pour adolescent et adultes que l’on soit amateur de manga où pas.

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Luno – Kei Toume

Une histoire de mort-vivant étrange et originale. J’ai beaucoup aimé le scénario à la fois simple et efficace, qui nous offre une histoire originale sur le thème des morts-vivants, pourtant très commun. Kei Toume l’aborde d’ailleurs dans un autre de ses manga que j’aime beaucoup : Kuro Gane. Ces deux manga sont très différents l’un de l’autre, mais l’un comme l’autre apportentent une touche d’originalité sur un thème surfait.

Dans Luno, les personnages principaux sont deux enfants qui lient immédiatement une très forte amitié. On peu regretter la trop grande rapidité dans la naissance de tel sentiments, mais le format one-shot oblige à quelques raccourci. Du coup, Tito, le jeune garçon solitaire, et Zeta, la jeune fille qui vie sous les ponts deviennent les meilleurs amis du monde alors qu’ils viennent tout juste de se rencontrer. Ils sont même prêt à mourir l’un pour l’autre. Cette exagération enlève du réalisme à l’histoire et surtout aux personnages. Risquer sa vie oui, mais il faut au moins savoir pourquoi. Juste pour une promesse faite à une presque inconnue, aussi jolie soit-elle, c’est un peu exagéré. Exgérés sont aussi les réactions des personnages. On est dans un manga me diriez-vous. Quoi de plus normal ! Ce qui est troublant c’est peut-être l’ambiance très mature qui plane sur ce récit et qui contraste parfois avec les réactions simplistes et enfantines des personnages dans certains passages. Ce décalage on le retrouve souvent, je trouve, dans les manga de Kei Toume. L’ambiance y est toujours pesante et mature, alors que, si on s’attarde sur les details, qu’on pinaille sur tel ou telle expression, on découvre des personnages pas toujours très matures. Enfin, étant donné qu’ici les héros n’ont qu’une douzaine d’années, cela n’est pas vraiment dérangeant.

Au fait j’a du mal à exprimer avec exactitude mon sentiment. J’ai aimé cette histoire, l’ambiance qui s’en dégage et le scénario. Peut-être est-ce justement parce que je l’ai aimé que je resent une certaine frustration. Ce scénario aurait sans doute mérité d’être mieux travaillé, plus approfondi. Une histoire plus longue aurais sans doute laisse le temps à l’auteur de mieux construire ses personnages et leur donner la profondeur qui leur manque. Tout se passe trop vite.

Malgré tout il y a de très jolis passage et quelques répliques particulièrement bien placé. C’est ce que j’aime dans les manga de Kei Toume. Des dialogue très bien tourné.

Côté dessin, on reconnait le trait de l’auteur avec son aspect esquissé, mais ici, il est peut-être plus banal que dans d’autres de ses œuvres. Quant à l’impression, cet album nous offre une couverture cartonné et des planches couleurs (chez Kana). Personellement je me moque bien de la coureture cartoné. J’ai toujours préféré les livres de poche. Et quant au planches couleur… la cloration n’est pas vraiment le point fort de l’auteur. Je préfère, et de loin, ses dessins noir et blanc.

 

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Le clan des Tengu

Aujourd’hui je vais vous parler d’un manga hors du commun : le clan des Tengu de Iô Kuroda.

Résumé :

Shinobu, ressemble à n’importe quelle fille de 20 ans, pourtant elle est une Tengu. Recueillie par le Maître alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille, elle est devenue apprentie Tengu. Avec le Maître elle vagabonde dans les rue de Tokyo, cherchant sa nourriture dans les poubelles. La gloire des Tengu est bien loin…

– Il fut un temps où les Tengu qui vivaient dans les montagnes étaient redoutés et respectés par les hommes d’ici-bas et il n’y avait rien qu’il ne pouvait obtenir.

– oui… autrefois.

Alors que l’immeuble où elle passait la nuit prend feu, Shinobu se retrouve chez elle. Elle frappe à la porte, appelle son frère, mais découvre, horrifié qu’une poupée de boue à pris sa place.

Tu n’es plus chez toi dans ta maison… et nous ne somme plus chez nous dans cette ville. Mais ce ciel est à nous… et désormais il est à toi aussi. Tu es devenue un membre à part entière de notre clan.

C’est ainsi que commence cette série. Pendant les 4 tomes, nous suivons Shinobu qui cherche où est sa place, le Maître, qui veut crée un pays des Tengu pour leur redonner la gloire d’an-temps et d’autres Tengu qui croiseront leur chemin.

Mon avis :

Le dessin aux traits sombres est à la fois stylisé et très expressif. Si au premier abord les planches semblent trop chargé, on s’habitue très vite. A mesure que j’avancé dans ma lecture, je trouvais le dessin de Iô Kuroda de plus en plus beau. Très loin du dessins stéréotypé du manga. On a là quelque chose de très original.

Le scénario est aussi original. L’histoire commence autour d’un cercle réduit de Tengu. Des tengu bien loin de l’image légendaires. Ici, ils ressemblent plus a une bande de marginaux qui vivent au jour le jour, fouillant même les poubelles pour trouver de quoi manger. Ce qui les distingue des simples humains c’est leur capacité à léviter, sortir de leur corps et prendre la forme d’un corbeau et ne jamais vieillir.

Le Maître rêve de la gloire passée et, avec l’aide de ses camarade, il réveille un grand Tengu au grand pouvoir dans l’espoir de faire du Japon le pays des Tengu. Mais le pays qu’il obtient est-ce vraiment ce qu’il désirait ? Est-ce cela être Tengu ?

Shinobu aussi cherche son chemin, sa place. Parmi les humain ou parmi les hommes, qui est-elle vraiment ?

Sous couvert d’une histoire fantastique l’auteur nous fait réfléchir à la société à ses dérive, à notre place, à notre identité, à tous ces personnes qui ne se reconnaissent plus dans les modèles que la société leur propose. Le clan des Tengu c’est une histoire aussi agréable qu’intelligente. On prend vraiment plaisir à lire se manga, une fois entré dans son univers assez singulier. Les personnages sont intéressant. Certains se montrent touchant, d’autres pathétique et le Maître… absolument insupportable. Ils forment une mosaïque très humaine.

   

vous pouvez lire aussi mon avis sur le tome 2 et le tome 4 sur Babelio :

tous les livres sur Babelio.com
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Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi

Ah ! ça fait du bien des vacances ! J’ai enfin le temps de regarder quelques animes. C’est que ça commençait à me manquer !

Histoire de ne pas trop être désorientée, je reprends avec un genre que je connais bien : histoires fantastiques et chasseur de démons s’inspirant du folklore japonais. Aujourd’hui se sera Tenpô Ibun Ayakashi Ayashi, une série des studios Bones.

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Synopsis :

Edo, ère Tenpô. Ryûdô Yukiatsu, samouraï devenu vagabond, se fait enrôler dans le Bansha Aratamesho, un groupe bien étrange qui, sous les ordre de Ogasawara, débarrasse la ville des Yôi (妖夷), sorte des démons qui s’en prennent aux humains. Ryûdô Yukiatsu possède le pouvoir d’extraire le ayagami de toute chose, autrement dit il peut extraire le vrai nom des chose (sinogramme les représentant) et s’en servir.

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler les ayashi (奇士). La troupe est formée de Ogasawara Hôzaburô, leur chef, jeune samouraï ayant étudié les sciences occidentales et luttant pour le réhabilitation du Rangaku. Edo Genbatsu, prêtre shinto à l’allure féminine. Abi, guerrier des montagnes. Saizô, jeune fille d’un directeur de théâtre travestie en garçon pouvant exécuter une danse divine. Et enfin, dernier à être recruté, Ryûdô Yukiatsu, vagabond de plus de 40 ans doté d’un grand pouvoir (et des superbes yeux).

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La série fait 25 épisodes et je les ai enchaînés assez rapidement. Chaque épisode se terminant sur un moment de suspense, difficile de décrocher et d’aller se coucher. L’ensemble est pourtant assez répétitif : un nouveau yôi apparaît, les ayashi arrivent, tentent de le détruire et c’est bien sûr Yukiatsu qui réussi à le tuer. C’est un peu près la trame de tous les épisodes ce qui fait que… on évite tout de même les nuits blanches car on finirait par s’ennuyer à tout regarder d’un coup.

Evidemment, à côté de cette trame principale, on a un développement qui nous permet de mieux connaitre les personnages et leur passé, ainsi que celui de plusieurs personnages secondaires dont une jouant un très grand rôle : Atoru, jeune fille aztèque ayant le pouvoir de créer des yôi.

Dans son ensemble la série est bien construite alliant scènes d’action, humour et émotion. Le côté émotion aurait cependant mérité un meilleur traitement, à force de voir Atoru pleurer, elle commençait à me gonfler et la scène finale (enfin avant épilogue)… bref, on retombe toujours sur les mêmes choses et ici ça marche pas terrible. Ce qui est sympa c’est le caractère des différents personnages, et les combats contre les monstres. L’idée d’extraire le vrai nom des choses et de le transformer en pouvoir est intéressante. Ce n’est pas la première fois que je la voie mais c’est bien exploité. Et si on aime les kanji (petit clin d’œil à Lili) c’est intéressant de voir que les sinogrammes qu’il extrait ont une forme archaïque. Heureusement Ogasawara est là, avec son petit carnet, pour nous traduire, expliquer et montrer le kanji moderne qui en découle.

Graphiquement je l’ai trouvé très sympa, j’aime beaucoup le dessin des yeux que je trouve expressif et charmant, surtout ceux du beau Yukiatsu <3 Et oui, j’ai craqué ! Pour une fois que le héro n’est pas un jeune éphèbe, faut bien que j’en profite ; )

Pour conclure une anime bien sympa. Qui ne me laissera pas un souvenir impérissable mais qui m’a fait passer un bon moment tout en émoustillant ma curiosité.


Fiche technique:

Titre original : 天保異聞 妖奇士

Studio : Bones

Année de production : 2006

Réalisateur : Hiroshi Nishikiori (Jyu Oh Sei)

Idée originale et Scénario : Aikawa Shô (Fullmetal alchimiste)

Chara design : Kawamoto Toshihiro (Cowboy Bebop, Wolf’s rain)

Musique : Otani Ko

Site officiel

Anime non licencié en France, pour une fansub voire ici

Opening 2 de Captain Straydum:

La série a été adapté en manga par Ninagawa Yaeko, à en juger par la couverture, je préfère le chara design original, le personnage sur la couverture manque de personnalité.

 ghost-slayers-ayashi.jpg


Le coin des curieux :

Et oui, dans cet anime il y a matière à émoustiller ma curiosité ! A commencer par les yôi.

Youi :

J’ai l’habitude des créatures mythologiques japonaises et pourtant je ne cesse d’en découvrir. Il y a les youkai qu’on a pu voir dans Natsume no yuujinchou, les mononoke et ayakashi dans Mononoke, les mouryou dans Mouryou no hako et voilà que maintenant on me parle de youi, des soit disant démons qui peuplent les terres japonaise.

Que sont donc ces démons ? Et ben à vrai dire, je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet. Au fait j’ai rien trouvé du tout, si ce n’est la façon dont ça s’écrit sur wikipedia : 妖夷

Faute de trouver autre chose je me suis alors concentré sur ces deux kanji :

妖 (you) est le même sinogramme que l’on trouve dans youkai, peut se traduire par « attractif ». Se kanji peut aussi se lire ayakashi.

夷 (i)  signifie barbares

Tenger me propose une autre écriture : 妖異, mot utilisé comme synonyme de youkai. On y retrouve 妖 suivi cette fois du kanji 異 qui signifie étrange, bizarre. Ce qui colle bien avec leur nature. J’ai d’ailleurs retrouvé ce mon dans le dictionnaire en ligne Denshi Jisho ou l’on nous donne comme traduction « mysterious occurrence » (pour voir le détail des kanji cliquer ici)

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Ayashi :

Les membres du Bansha Aratamesho se font appeler ayashi : 奇士

士 (shi) signifie samouraï, quant au caractère 奇 (aya) signifie étrange. Un nom bien trouvé pour ses guerriers de l’étrange qui chassent et pourchassent démons en tout genre. Et, chose amusante, que je vois pour la première fois : les mangent ! Et oui, ces messieurs-dames raffolent de la chair de youi. Une fois le youi détruit celui-ci se transforme en un gros tas de chair dont les ayashi s’empressent de faire ragoût et sushi. La viande de youi aurait, semble-t-il, un goût exquis effaçant toute nourriture terrestre.

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Kawanabe Kyôsai :

kawanabe-kyosai.jpgPersonnage secondaire, le jeune peintre apparaît un peu comme témoin des exploits de nos héros (et soupirant de la belle Atoru). En réalité Kawanabe Kyôsai est un artiste ayant réellement existé. Il est né en 1831 et mort en 1889, peu après la restauration Meiji.

Durant les troubles du Bakumatsu, il se fait un nom en tant que caricaturiste et est même arrêté plusieurs fois par les autorités shogunales. Il est également connu pour ses desseins s’inspirant du folklore japonais.

Ici il n’est encore qu’un jeune apprenti.

Pour voir quelques une de ses peintures cliquez ICI

Ere Tenpô et rangaku :

L’ère Tenpô va de 1830 à 1844. L’anime se déroule durant la 14ème année de l’ère Tenpô, autrement dit la dernière.

Le pays est déjà divisé entre ceux qui veulent assurer l’isolationnisme du Japon et ceux qui veulent ouvrir le pays aux sciences venues d’ailleurs et au commence international.

Ogasawara veut faire reconnait l’utilité du Rangaku. Le rangaku c’est l’étude des sciences occidentales permis par les échanges avec les hollandais, seul à pouvoir commercer avec le Japon durant la période Edo.

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Pandora Hearts, le shonen de ces demoiselles

Encore une lecture que je dois au Challenge de février du Club Shojo, shonen en provenance de la bibliothèque privé de A-chan.

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Titre VO : パンドラハーツ

Auteur : Mochizuki Jun

Éditeur VO : Square Enix

Année première édition : 2006

Éditeur FR : Ki-oon

Nombre de tomes : 17/19 (toujours en cours au Japon)

Résumé :

Oz est le riche héritier d’une des quatre famille ducales qui détiennent le pouvoir dans le pays. Il s’apprête, le jour de ses 15 ans, à passer la cérémonie du passage à l’âge adulte. Mais la cérémonie ne se passe pas comme prévu. D’étranges personnages encapuchonné vont manipuler Gil, le valet de Oz, et envoyer ce dernier dans l’Abysse, une étrange dimension parallèle où sont envoyé les grands criminels. Pourquoi Oz est-il envoyé dans l’Abysse ? Quel crime a-t-il pu commettre ? Lui-même n’en a aucune idée.

Une fois dans l’Abysse, il va rencontrer une jeune fille : Alice. Celle-ci est une chain, soit unes des ces étranges et dangereuses créatures qui vivent dans l’Abysse. Elle va passer un pacte avec Oz pour que tout deux puissent s’échapper de l’Abysse.

Une fois dehors, ils seront récupéré par l’organisation Pandora, qui traque les contractant illégaux. Oz et Alice vont collaborer avec Pandora en échange de leur aide pour retrouver la mémoire d’Alice et aider Oz a comprendre pourquoi il a été envoyé dans l’Abysse.

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Mon avis :

A priori c’est pas mon genre. J’irais pas le choisir dans une librairie. Mais tout comme avec Five, j’ai voulu profiter du Challenge du Club Shojo pour sortir de mes lectures habituelles et fouiller dans la bibliothèque de A-chan, qui m’a d’ailleurs aidé à choisir quelques titres.

Avec Five je testais le shôjo life-school. Ici on est dans le shônen fantastique pour filles. Heu… mais les shonen, ce n’est pas les manga pour jeunes garçons ? Si, en principe. Mais bien sûr, beaucoup de filles lisent aussi. Et pour elles, il en  existe des particulièrement bien adapté : le shonen gothico-fantastique. Pourquoi est-ce que je prétends qu’il s’agit d’un shonen pour filles ? Tout simplement parce qu’on y trouve tout le fan service. Si le ecchi allie action, humour et petite culotte pour le plus grand plaisir de ces jeunes messieurs, ici on à la belle brochette de bishonen pour séduire ces demoiselles.

Mais Pandora Heart ce n’est pas QUE du fan service. L’ambiance m’a tout de suite fait penser à Black Buttler, autre shonen gothico-fantastique dont les demoiselles raffolent. Tout comme dans ce dernier, on retrouve ici une ambiance vieille Europe, un héros en culotte courtes, un serviteur aux cheveux noirs et une intrigue fantastique. Mais la comparaison s’arrête là. L’intrigue est bien différente et ne manque pas d’intérêt.

Si le début est un peu lent à se mettre en place, l’intrigue devient intéressante dès la fin du premier tome. En tout cas suffisamment intéressante pour qu’on ai envie de lire la suite. Suite qui, fini par se complexifier de plus en plus. Peut-être même un peu trop. Très vite on retombe dans des longueurs. Ce qui peut en décevoir certains. On aurait envie d’entre plus vite dans le vif du sujet.

Les références à la littérature occidentale y sont nombreuses, Alice, Oz, les lapin et j’en passe mais toutes ces références sont jetées là, pelle-mêle, sans donner vraiment du sens. En tout cas moi je n’en ai vu aucun.

Si je taquine les lecteurs et lectrices de ce style de manga, en l’appelant shônen pour filles, il est évident que les garçons en lisent aussi (non je précise parce que sinon il y en a qui vont se fâcher). Les premiers volumes n’était as une lecture désagréables, mais au bout des 3 tomes que j’ai lu, l’histoire en est toujours au même point. On a une révélation, et quelle révélation : tout le monde s’en doute dès le début… Pour le reste l’intrigue n’avance pas. Pour ces raison, je ne m’achèterai pas suite, mais si on devait me la prêter je les lirais sans doute 😉

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Amer Béton

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Titre VO鉄コン筋クリート

Réalisateur : Arias Michael

Auteur du manga : Matsumoto Tayô (松本大洋)

Studio : 4°C

Année : 2006

Durée : 1h46

 

Synopsis :

Kuro et Shiro, deux « chats » errants vivant par leur propres moyens dans les rues de Takara, quartier au centre d’une mégalopole. Agiles et bagarreurs, ils vivent de petits larcins et font la loi à Takara. Shiro (Blanc) naïf et joyeux, est la joie de vivre de Kuro (Noir). Ce dernier, tente tant bien que mal d’épargner la cruelle réalité à son cadet rêveur. Mais leur terrain de jeu est convoité par de puissant yakuza qui ont d’autres projet pour le quartier. Kuro décide de protéger « sa » ville. Les deux enfants se retrouvent alors poursuivis par de terribles tueurs.

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Bande-annonce :

 

Mon avis :

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Un film époustouflant ! C’est tout d’abord le graphisme qui m’a marqué, très original, très coloré, surchargé même. Ce qui frappe se sont surtout les décors si riches en détails qu’il faut revoir le film plusieurs fois pour en saisir tous les éléments. La ville est une vraie Babylone, dont les aspects architecturaux rappellent à la fois l’Inde, la Chine, le Japon et même l’occident.

Les personnages sont également bien traité. L’histoire se concentre sur Shiro et Kuro (Blanc et Noir) le couple d’enfant errant au caractère complémentaire. Il sont le Yin et le Yang, ensemble ils s’équilibrent. Comme dit Shiro : « J’ai toutes les visses pour réparer le cœur de Kuro ».

 Amer béton KuroAmer béton shiro

Si ces deux enfants sot intéressants dans leur psychologie et leur dynamique, le film nous offre également de nombreux personnages secondaires très intéressant. J’ai tout particulièrement apprécié Suzuki, le vieux yakuza. La dernière scène où il apparaît est particulièrement émouvante.

Le scénario est aussi riche que les décor et chaque élément semble être une métaphore. Et après l’avoir vu deux fois, j’ai encore le sentiments d’être passé à côté de la moitié des choses. Kuro et Shiro représentent sans doute l’équilibre entre le jour et la nuit. Mais ils sont également le symbole d’une génération livré à elle même qui tente tant bien que mal de survivre dans une mégalopole devenue inhumaine.

La ville joue, d’ailleurs, un rôle très important, ses mutations, sa modernisation forcé par les « étrangers » qui veulent détruire le vieux quartier pittoresque et le remplacer par des lunapark, symbole du monde de consommation, les commentaires nostalgiques du vieux policier et du vieux yakuza… tout me fait penser à la marche forcé vers le progrès du Japon en général et de sa capitale Tokyo en particulier. La nostalgie qu’expriment à la fois le policier et le yakuza, mais aussi le vieux mendiant, est un thème récurant, regret d’un passé où il existait plus d’échanges, plus de solidarité entre les habitants d’un quartier, opposé à l’individualisme galopant des villes modernes où chacun ne pense qu’à soi-même. Mais cette nostalgie ne peut rien contre la marche en avant de la ville. Tous sont impuissant face au progrès, c’est s’adapter ou mourir.

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On retrouve dans ce film, beaucoup de références, je suis sans doute passé à côté de la plupart d’entre-elle. Si j’ai relevé quelques unes des références bibliques, je n’ai pas le bagage culturel qui me permettrais de comprendre la symbolique propre à la culture japonaise. Parmi cette profusion de références j’ai remarqué un détail amusant : la cicatrice sur le visage du docteur qui soigne Shiro de ses graves blessures, hommage au célèbre Black Jack de Tezuka.

Techniquement le film est merveilleusement réussi. Je n’y connais pas grand chose en animation (rien du tout en fait) ce qui ne m’empêche pas d’en apprécier la très bonne qualité de ce long métrage. Décors somptueux, animation fluide, dynamique, une bonne bande sonore… rien à redire ! La première fois, j’en suis resté littéralement scotché sur ma chaise. J’en ai prix plein la tête et, la séance finie, je n’ai rien pu dire d’autre que « waouh ! ».

Après avoir terminé l’écriture de cette chronique, j’avais le sentiment d’être passé à côté de trop de chose. Je suis donc allée faire un tour sur le net. Mais surprise ! Je n’ai rein trouvé, ou presque. Personne ne semble avoir remarqué ce film. Heureusement l’équipe de MangaVorace sur Akata est là et nous offre un dossier très intéressant sur Amer béton, film et manga réunis.

Avez-vous vu cet anime ? Qu’en pensez-vous ?

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Mawaru Penguindrum : du surréalisme au ninportnawak

Je reviens à l’anime avec une série assez particulière qui m’a laissé une impression mitigé : des aspects très intéressants s’y mêlent à du grand n’importe quoi. Mais, avant de vous livrer mon avis sur cette série, petit tour par la fiche technique et le synopsis :

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Titre VO : 輪るピングドラム

Réalisateur : Kunihiko Ikuhara (Sailor Moon)

Studio : Brain’s Base

Année : 2011

Durée : 24 épisodes

Disponible en DVD chez Kazé

Mawaru pinguindrum pomme

Synopsis :

Shoma et Kanba vivent seuls avec leur petite sœur malade. Celle-ci décède mais revient miraculeusement à la vie grâce à une entité qui prend possession de son corps en passant par un ridicule chapeauen forme de pingouin. Sous l’emprise du chapeau, Himari demande à ses frère de récupérer le penguindrum, grâce auquel il pourront définitivement sauver leur sœur. C’est quoi ce penguidrum ? Ben, justement, les deux frères vont devoir le chercher sans savoir ce qu’ils cherchent. Vont suivre une série d’aventure et de rencontrer plus surréalistes les unes que les autres.

Mawaru pinguindrum kanba  Mawaru pinguindrum shoma

Mon avis : 

Le début commence avec une histoire somme toute assez banal : deux frères pour qui leur petite sœur malade est tout, des allusions flirtant avec un amour incestueux, encore ! à croire qu’il n’y a que les petites sœur qui soient b-biiiip ! Excusez-moi je m’égare. Mais c’est un thème très récurrent et avec lequel j’ai beaucoup de mal, surtout quand c’est la cent cinquantième fois qu’on nous ressert le plat…

L’intrigue se complexifie de plus en plus, d’abord avec la résurrection de Himari et l’apparition de 3 pingouins dans le but est… de nous faire rire et puis c’est tout, ils parlent pas , ils ne servent à rien, on ne sais même pas pourquoi ils sont là. Chacun le sien, peut-être un reflet de la personnalité du personnage auquel ils sont associés… Enfin peu importe. D’autres personnages se greffent à l’histoire, tout d’abord Ringo Oginome qui joue un rôle très important, le professeur Keiju Tabuki pour qui Ringo nourri une passion malsaine, Yuri Tokikago la fiancé de Keiju et enfin Masako Natsume qui en a après Kanba mais faut arriver à la fin pour comprendre pourquoi.

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L’histoire se complexifie, les personnages se multiplient et peu à peu on voit la toile du destin qui les lie les uns aux autres. Cela aurais pu être intéressant mais… non, pas vraiment. Le scénario s’emmêle dans des complications superflues. À force de vouloir créer des liens entre les personnages, ça fini par faire perdre son sens au début de l’histoire. Plus on avance moins on comprend, à se demander s’il y a jamais eu quelque chose à comprendre. Le scénario donne l’impression d’être écrit au fur et à mesure sans que l’auteur ne sache trop où il va. L’histoire fini par perdre toute logique, toute plausibilité, pour ne plus faire qu’un beau pastiche très dramatique.

Après avoir lu tout ça, vous devez penser que je n’ai pas aimé. Mais si, sinon je n’aurais pas regardé les 24 épisodes. Ce que j’ai aimé dans l’anime ce n’est pas tant l’histoire, que j’ai laissé au deuxième plan, mais sa réalisation. Le graphisme est très agréable, hyper coloré, très pop. Et puis, il y a plusieurs idées que j’ai trouvé intéressantes et/ou drôles. Tout d’abord la façon dont sont représentées les scènes où nos héros évoluent au milieu de la foule. La foule devient un ensemble de figurine blanches, toutes identiques et indifférenciée, parmi lequel seuls les personnages de l’histoire gardent leur apparence. La foule n’est plus un ensemble d’individualité distincts, mais un individu unique pourvu de plusieurs corps. Cela donne un sentiment de grande solitude, on se sent aussi un peu perdu, un peu comme égaré sur une planète étrangère. Ce procédé me rappelle un certaines scène de Mononoke où on dépersonnalise également la foule pour en faire une masse anonyme.

Mawaru pinguindrum foule

Autre aspect intéressant : la structure des épisodes. On suit l’histoire comme si l’on prenait le métro, à chaque épisode on suit son tracé de gare en gare jusqu’au terminus, un panneau de signalisation numérique nous indique la nature du flash back auquel on va assister, les séquences sont séparé par les portes permettant d’accéder au quai… L’idée est originale et donne du rythme et une cohérence à l’ensemble.

Mais l’idée sans doute la plus amusante, c’est la forme que prennent les délires et fantasmes de Ringo Oginome : entre théâtre de papier et la revue Takarazuka. Dans ces délires la belle Yuri y joue toujours un magnifique rôle alors que Ringo se retrouvé toujours rejeté. C’est une mise en scène toujours très excessive, parodique et très drôle. Si les délire de Ringo prennent cette forme ce n’est pas un hasard puisque Yuri est une célèbre actrice de Takazazuka. On peut d’ailleurs voir aussi quelques extrait des pièces où elle joue et c’est également parodié. J’ai jamais vue une de leur revue mais ça ne fait aucun doute que l’anime en rajoute un paquet sur le kitch.

Mawaru pinguindrum détail 3

Après il y a d’autres détails auquel je n’ai pas vraiment adhéré, comme, par exemple, le processus de « transformation » de Himari qui en fait des tonnes pour rien et se fini par une dégaine vraiment pas terrible, dont le ridicule arrive à faire oublier le sexy. Je n’ai pu m’empêcher de penser au processus de transformation de Sailor Moon qui à l’époque me tapait encore plus sur les nerfs, parce que là, en plus, il y a des méchant qui attendent pour attaquer. Bon ici, Himari peut prendre son temps, elle risque rien, mais bon j’ai pas bien compris l’intérêt si ce n’est la parodie. Mais à la longue c’est un peu lourdingue.

Mawaru pinguindrum 3  Mawaru pinguindrum 4

Pour conclure je dirais qu’il y a de l’idée mais que c’est, à mon goût, pas franchement une réussite. À voir ce que le réalisateur nous proposera ensuite, serai-t-il garder les bonnes idées et l’humour tout en se débarrassant du superflu et des complications inutiles ?

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